Selon Le Journal du Dimanche, ces rassemblements ont eu lieu les vendredis, jour de grande prière hebdomadaire, sur un parking au pied d’immeubles appartenant à un bailleur social. Des photographies montrent plusieurs dizaines de fidèles installés sur des tapis au milieu des voitures stationnées. Ces attroupements, organisés en plein air, ont occasionné des difficultés de circulation pour les habitants et auraient pu gêner l’accès des services de secours.
Alerté, le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère, avait adressé le 9 août un courrier officiel au responsable du lieu de culte concerné afin de rappeler les règles encadrant l’exercice du culte en France, qui doit se dérouler dans des espaces dédiés et autorisés. Malgré cet avertissement, de nouvelles prières se sont tenues les 15 et 22 août.
Le procureur de la République de Nanterre a été saisi du dossier. Jeudi, l’organisateur a été formellement mis en demeure. Celui-ci affirme ne pas avoir reçu le premier courrier d’avertissement, mais s’est engagé à ne plus organiser de rassemblements similaires à l’avenir.
Les autorités rappellent que la tenue de prières de rue constitue une infraction, pouvant entraîner des sanctions allant du simple rappel à la loi à des mesures plus fermes en cas de récidive. L’objectif, selon la préfecture, est d’assurer le respect de la législation tout en garantissant la tranquillité publique et la libre circulation des habitants.