Guinée : la grande mosquée de Kaporo rouvre ses portes

14:15 - February 01, 2026
Code de l'info: 3494621
IQNA-La grande mosquée de Kaporo, située dans la commune de Ratoma (Conakry), a officiellement rouvert ses portes hier, vendredi 29 janvier 2026, à l’issue d’une imposante cérémonie religieuse et symbolique présidée par Dansa Kourouma, président du CNT.

L’événement, qui a rassemblé une foule nombreuse, a été marqué par la présence de plusieurs personnalités religieuses, coutumières et politiques venues de divers horizons. Parmi les invités de marque figuraient notamment le président du conseil national de la transition, Dansa Kourouma, accompagné de plusieurs de ses collaborateurs, ainsi que de nombreuses délégations composées de notables, de membres de la coordination nationale des foulbhé et Haali de Guinée, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette mobilisation exceptionnelle témoigne de l’importance spirituelle, historique et sociale de cette maison de Dieu pour les fidèles musulmans de la capitale. Prenant la parole à cette occasion, le journaliste et historien Amadou Diouldé Diallo, a livré une intervention riche en références historiques, culturelles et spirituelles, rendant un hommage appuyé aux bâtisseurs de l’édifice.

« Timbo des Barry Seydiyankés, temple du savoir et du pouvoir politique, mais aussi, Timbo des Dikoyankés par Thierno Amadou Dicko Diallo, l’arrière-grand-père de Thierno Oumar Mawdho, père de Thierno Abdoul Gadiri dont les fils glorieux, Elhadj Oumar Tossoko, Elhadj Ibrahima et Elhadj Mamadou, sont les bâtisseurs de cette imposante Maison de DIEU que nous venons d’inaugurer… Par ce geste magnanime, les trois frères sont comme les trois pierres sur lesquelles repose la marmite de toutes les cuissons, et sont aussi comme les trois glorieuses qui ont bercé l’histoire sur les bords du majestueux Congo, et plus loin de nous, la Chine de l’immense Yangsté de la grande muraille et de l’historique place Tianamen. Il est aujourd’hui une certitude, qu’en d’autres temps, Elhadj Oumar, Elhadj Ibrahima et Elhadj Mamadou auraient été des fiers guerriers qui, sabre au vent, plume dans l’encrier, auraient mené bataille pour la propagation de l’Islam. Nouveaux temps, nouveaux signes, ils sont devenus, des architectes des mosquées étendues sur le plancher du sol, et qui par ses imposants minarets, touchent le plafond du ciel. Ils sont originaires de Timbo, et fils de Dabola, la ville la plus au centre de la Guinée, qui marque la limite extrême du pays Peulh, et le début du Manding, où se brassent et s’embrassent, des hommes et des femmes, des cultures et des histoires, qui font de leur multiplicité, une unicité du langage, celui de l’unité, de la fraternité, de la paix, et de la solidarité dans une gestuelle, nourrie d’un décor chorégraphique d’une Guinée forte et riche de toutes ses diversités », a dit Amadou Diouldé Diallo.

la guinee profonde

 

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