Décès du calligraphe égyptien du Saint Coran

9:48 - February 03, 2026
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IQNA-Le calligraphe égyptien du Coran, cheikh Sayed Noufal, est décédé à l’âge de 75 ans.

Selon veto, originaire du village de Shandalat, rattaché à la ville de Santa, dans le gouvernorat de Gharbeya en Égypte, il était connu pour avoir recopié à la main le Coran à six reprises.

Selon les informations rapportées, ses funérailles ont eu lieu hier, le 12 Bahman, dans la grande mosquée de son village natal, en présence d’une foule nombreuse venue lui rendre hommage. Il a ensuite été inhumé dans le caveau familial. Les participants ont prié pour le repos de son âme, demandant miséricorde et pardon divin pour le défunt.

 

Cheikh Sayed Noufal était considéré comme un modèle de bonté, de moralité et d’engagement dans les œuvres caritatives au service des habitants de son village. Il s’est fait connaître après avoir réussi l’exploit d’écrire l’intégralité du Coran à la main à six reprises, en utilisant des moyens simples et avec peu de ressources, au terme de longues années de patience et d’efforts.

 

Il avait expliqué que son rêve de calligraphier le Coran remontait à son enfance. Après avoir pris sa retraite de son poste administratif au conseil municipal de Santa, il a décidé de consacrer son temps libre à réaliser ce grand souhait. Il a alors commencé à écrire, de sa propre main, l’intégralité des versets coraniques.

 

Il racontait que sa passion était née à l’école coranique de son village, où l’enseignant demandait aux élèves de retranscrire les versets mémorisés avec la même orthographe et les mêmes signes diacritiques que dans le Moushaf. Cette expérience l’a profondément marqué et l’a conduit plus tard à entreprendre la copie complète du Coran.

 

Cheikh Noufal récitait le Coran chaque jour. Il lui a fallu deux ans et demi pour achever son premier exemplaire manuscrit, avant de poursuivre jusqu’à en réaliser six au total. Chaque soir après la prière d’icha, il écrivait deux à trois pages, utilisant de simples stylos et une règle pour tracer les marges et reproduire fidèlement la vocalisation du texte.

 

Il affirmait que le Coran avait été pour lui une source de force face aux difficultés de la vie, ainsi qu’une cause de bénédiction et de subsistance. Il disait avoir réussi à éduquer ses enfants de la meilleure manière : tous ont suivi des études universitaires et mémorisé le Coran. Son intention, soulignait-il, était de rechercher l’agrément divin et de laisser une œuvre pieuse et durable pour ses enfants et petits-enfants. Il ajoutait que son épouse, aujourd’hui décédée, relisait attentivement les pages qu’il écrivait et n’y avait jamais trouvé la moindre erreur.

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