Hommage à Sayed Naqshbandi au Salon du livre du Caire

14:41 - February 03, 2026
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IQNA-L'hommage a été rendu au Cheikh Sayed Mohamed Naqshbandi lors de la Foire internationale du livre du Caire.

La 57e Foire internationale du livre du Caire a accueilli un séminaire spécial intitulé « Un demi-siècle de la voix du Coran : Cheikh Naqshbandi », organisé à l’occasion du cinquantième anniversaire du décès de Cheikh Sayed Mohamed Naqshbandi, l’un des plus grands récitants d’invocations religieuses (moubtahil) de l’histoire de l’Égypte.

 

Selon les organisateurs, plusieurs spécialistes ont pris part à cette rencontre, notamment Cheikh Taha Eskandarani, enseignant des maqâms coraniques, Amr Nagi, professeur de chant arabe et ancien directeur de l’Institut supérieur de musique arabe, ainsi que Mohamed Al-Jaafari, lui-même moubtahil égyptien.

 

Les interventions ont mis en lumière la biographie de Cheikh Naqshbandi et la singularité de sa voix, qui le distinguait particulièrement durant le mois de Ramadan et, plus largement, dans le domaine des chants religieux. Amr Nagi a salué les efforts du ministère égyptien de la Culture pour l’organisation de cet hommage. Il a souligné que la maîtrise du tajwid et de la récitation coranique est étroitement liée à la beauté de la voix, et que l’école de la récitation du Coran constitue une référence essentielle pour toute personne souhaitant exploiter sa voix, que ce soit dans le chant ou dans la psalmodie.

 

Il a ajouté que Naqshbandi se démarquait par la tonalité de sa voix et sa capacité à passer avec fluidité d’un maqâm à un autre. Sa voix aurait touché un public très large, y compris des non-musulmans, captivant les auditeurs dès qu’il prononçait l’invocation « Ya Rabb » (« Ô Seigneur »).

 

Cheikh Taha Eskandarani a pour sa part expliqué que Naqshbandi n’était pas diplômé d’université, mais possédait un talent naturel et un amour profond pour la poésie, ce qui l’a conduit vers le soufisme. Sa voix douce a donné une dimension artistique unique à l’école égyptienne de la récitation et a fait de lui un symbole de la beauté vocale et de l’invocation religieuse.

 

Né en 1920 dans la province de Dakahlia, Naqshbandi fut surnommé « l’Imam des moubtahilines ». Il est décédé en 1976. Lors de ses funérailles, le récitant iranien Mohammad-Taghi Marvat a lu des versets du Coran.

 

La foire du livre du Caire se tient du 23 janvier au 3 février 2026, sous le slogan : « Une heure sans lecture, des siècles de retard », avec la participation de 1 457 maisons d’édition issues de 83 pays.

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