
Cheikh Naïm Qassem s’exprimait lors d’une cérémonie organisée en hommage à trois figures majeures de la résistance : Abbas al-Moussaoui, Ragheb Harb et Imad Mughniyeh.
Au début de son discours, il a salué la mémoire de ces trois dirigeants martyrs, soulignant que la voie des croyants consiste à lutter dans le chemin du Prophète avec leurs biens et leurs vies. Il a insisté sur la fidélité à l’engagement et sur la continuité de cette trajectoire. Selon lui, Imad Mughniyeh fut l’architecte des victoires de 2000 et 2006, un dirigeant innovant qui a établi une base stratégique dont la résistance bénéficie encore aujourd’hui.
Cheikh Naïm Qassem a précisé que, malgré des parcours distincts, ces trois figures partageaient des caractéristiques communes : une mission claire, un engagement total envers l’islam et l’adhésion aux principes de la charia. Il a rappelé leur attachement à la pensée de Ruhollah Khomeini, citant sa célèbre phrase : « Tout ce que nous avons vient d’Achoura ». Il a affirmé que, malgré les assassinats successifs de dirigeants, la relève est toujours assurée.
Évoquant l’occupation israélienne, il a déclaré que toute occupation appelle nécessairement à la résistance pour expulser l’occupant. Au Liban, a-t-il dit, la résistance constitue une responsabilité partagée entre l’État, l’armée et le peuple. Il a qualifié cette résistance de nationale, islamique et humanitaire, affirmant qu’aucune conscience authentique ne peut accepter l’occupation.
Selon lui, quarante-deux années d’action ont démontré la solidité de la résistance et l’accumulation de ses acquis. Il a affirmé que l’entité israélienne est un régime expansionniste qui cherche à s’emparer de toute la Palestine et au-delà.
Abordant la situation à Gaza, il a appelé à ne pas minimiser les événements en cours, évoquant une occupation directe d’une grande partie du territoire et des attaques quotidiennes. Il a dénoncé l’annexion progressive de la Cisjordanie et accusé les États-Unis d’être un partenaire central dans ces développements, estimant que les accords passés n’ont pas été respectés. Il a ajouté que Donald Trump porte la responsabilité de ce qui se produit aujourd’hui en Palestine.
Enfin, il a critiqué la politique du gouvernement libanais concernant le désarmement, la qualifiant d’erreur grave servant, selon lui, les objectifs israéliens. Il a appelé les autorités à privilégier la libération, l’unité nationale et la coopération interne, affirmant que le Liban peut se reconstruire par ses propres moyens et préserver sa souveraineté sans dépendance étrangère.