
Selon Al-Ahram, l’institution souligne que l’islamophobie ne relève plus seulement de préjugés individuels ou de réactions émotionnelles, mais s’est transformée en une structure systémique intégrée à l’ordre international.
Selon le rapport, cette structure façonne et gère les peurs collectives en remodelant l’image de « l’autre » en fonction de considérations politiques et sécuritaires, notamment lors de crises ou de mutations géopolitiques majeures. Réduire ce phénomène à une simple haine individuelle en occulte la nature profonde, car il est exploité politiquement pour légitimer des mesures exceptionnelles et des politiques attentatoires au pluralisme et aux droits civiques.
L’Observatoire relève également que de nombreux centres de recherche occidentaux confirment que les perceptions négatives de l’islam sont largement construites par des systèmes médiatiques et des discours politiques qui reproduisent des stéréotypes, plutôt que par des expériences directes.
Il estime enfin que la lutte contre l’islamophobie doit dépasser la condamnation morale et s’appuyer sur des mécanismes juridiques criminalisant la discrimination religieuse, ainsi que sur la formation d’alliances sociales et politiques défendant l’égalité citoyenne et le pluralisme, afin de briser durablement le cycle de l’exclusion.