
Au cours d’un entretien téléphonique de haute importance avec son homologue français Emmanuel Macron, ce dimanche 15 mars, le président de la République islamique d’Iran, Massoud Pezeshkian, a fermement condamné les récentes agressions contre l’intégrité territoriale de son pays et a mis en garde contre toute complicité régionale avec les forces agresseurs.
Dans la soirée de ce dimanche 15 mars 2026, le président Massoud Pezeshkian s’est entretenu par téléphone avec le président de la République française, Emmanuel Macron. Cet échange a été l’occasion pour le chef de l’exécutif iranien de dénoncer avec vigueur les attaques illégales menées par les États-Unis et le régime israélien contre des objectifs civils et stratégiques en Iran.
Une mise en garde aux pays de la région
Évoquant les récentes frappes ayant visé les îles iraniennes de Khark et d’Abou Moussa, le président Pezeshkian a révélé que ces actes d’agression ont été perpétrés en utilisant l’espace et le territoire de certains pays du golfe Persique.
« Mettre son territoire et ses infrastructures à la disposition de l’ennemi pour faciliter des attaques sauvages contre la nation iranienne est une violation flagrante du droit international et une rupture caractérisée du principe de bon voisinage », a-t-il martelé, rappelant que la stabilité régionale exige le respect mutuel des souverainetés.
Défense légitime et détermination nationale
Le Dr Pezeshkian a réaffirmé la doctrine de défense de la République islamique, soulignant que si Téhéran n’a jamais cherché la guerre, il n’hésitera pas un instant à répondre à toute provocation : « Le peuple, le gouvernement et les forces armées de l’Iran n’ont jamais été en quête de tensions ou de conflits. Toutefois, nous n’avons aucun doute ni aucune hésitation lorsqu’il s’agit de faire face aux agresseurs. Forts de notre puissance nationale et de l’indéfectible soutien populaire, nous assurerons une défense ferme et légitime de notre sécurité nationale. »
La racine de l’instabilité régionale
Abordant la situation au Levant, le président iranien a désigné les actions hostiles du régime israélien et le soutien inconditionnel des États-Unis comme la source unique de l’insécurité au Moyen-Orient. Il a notamment cité les massacres en cours à Gaza et au Liban, ainsi que les tentatives répétées d’imposer des guerres par procuration à la nation iranienne.
Le président Pezeshkian a vivement critiqué le « rôle destructeur » de certains États européens qui, par leur silence ou leur appui aux crimes de l’entité sioniste, bafouent les principes du droit international. Il a appelé Paris et les capitales européennes à revenir à une approche basée sur la justice et la primauté de la loi à l’échelle mondiale.
La position française et les questions consulaires
De son côté, le président français Emmanuel Macron a exprimé sa vive préoccupation face à l’escalade militaire dans la région, mentionnant particulièrement les tensions dans le détroit d’Hormuz et les affrontements entre le Hezbollah et l’armée israélienne. Il a insisté sur l’urgence d’un cessez-le-feu et de la réduction des hostilités pour éviter un embrasement total.
Enfin, les deux chefs d’État ont clos leur entretien par un échange sur les dossiers consulaires, abordant notamment la situation des ressortissants détenus, témoignant de la poursuite des canaux diplomatiques entre Téhéran et Paris malgré la complexité du contexte géopolitique.
irna