
Selon plusieurs rapports locaux, certains Etats indiens ont renforcé les interdictions concernant l’abattage des bovins, limitant ainsi la possibilité pour les fidèles de pratiquer ce rite conformément à leurs convictions religieuses.
Cette situation s’inscrit dans un contexte de tensions communautaires croissantes. Des incidents de harcèlement visant des musulmans transportant ou élevant des animaux destinés au sacrifice ont été signalés dans différentes régions du pays. Pour de nombreux observateurs, ces événements reflètent une polarisation religieuse de plus en plus marquée au sein de la société indienne.
La récente décision de la Haute Cour de Calcutta de maintenir les restrictions sur l’abattage des vaches avant l’Aïd a également suscité des débats. Les critiques estiment que de telles mesures réduisent l’espace accordé à la liberté religieuse et imposent davantage de contraintes aux pratiques musulmanes.
Par ailleurs, plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent un contraste entre le rôle économique important de l’Inde sur le marché mondial de la viande bovine et les restrictions imposées à certaines communautés à l’intérieur du pays. Elles appellent au respect des droits des minorités religieuses et à la promotion du dialogue pour préserver la cohésion sociale.