Selon al Masirah, un responsable du mouvement Ansarallah au Yémen, Mohammed al-Farah, a vivement critiqué l’accord de cadre signé entre le gouvernement libanais et le régime israélien, le qualifiant d’« alliance visant à détruire la résistance ». Selon lui, cet accord s’inscrit dans une stratégie plus large destinée à affaiblir les mouvements de résistance dans la région, en particulier dans le sud du Liban.
Al-Farah affirme que le principal danger de cet accord réside dans le transfert du conflit à l’intérieur du territoire libanais. Il estime que cette évolution pourrait conduire à deux scénarios : soit une guerre civile dévastatrice, soit une occupation directe du Liban par Israël. Dans ce contexte, il a même appelé au renversement des autorités libanaises, estimant que la population aurait le droit de s’opposer par tous les moyens à ce qu’il considère comme un gouvernement aligné sur l’ennemi.
Ces déclarations interviennent après des informations rapportant la signature à Washington d’un accord de principe entre Beyrouth et Israël. Ce texte prévoirait des mécanismes de coordination sécuritaire et la création de groupes de travail en vue d’un futur accord de paix global.
Plusieurs médias libanais ont dénoncé un accord déséquilibré, estimant qu’il accorderait une marge d’action importante à Israël dans certaines zones frontalières. Des critiques soulignent également que ce processus intervient alors que des territoires libanais restent sous tension et que les tensions régionales demeurent élevées.
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