
Deux explosions successives ont frappé l'ambassade d'Iran à Beyrouth faisant au moins 22 morts selon un dernier décompte et plus de 120 blessés.
Un bilan qui a rapidement évolué au fil de la matinée. Parmi les victimes le conseil culturel de l'ambassade d'Iran. La Syrie a fermement condamné l'attentat qui a été revendiqué à la mi-journée par un groupe jihadiste, les Brigades Abdullah Azzam.
C'est le groupe Abdullah Azzam, lié au réseau al-Qaïda qui a revendiqué le double attentat, une revendication exprimée sur le compte Twitter du cheikh Zuraiqat, chef spirituel de l'organisation. Dans son message, le cheikh précise que l'attentat a été perpétré par deux kamikazes, deux sunnites libanais «tombés en martyrs», c'est l'expression utilisée sur le réseau social.
Un double attentat
Le mode opératoire, lui, correspond en effet à celui d'al-Qaïda : deux attentats-suicide, à quelques minutes d'intervalles. Un kamikaze qui portait une ceinture d’explosifs s’est fait sauter à l’entrée de l’ambassade, tuant alors le conseiller culturel et de nombreux gardes de l’ambassade, raportait peu après l’attentat notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh.
Et dès la première explosion, un autre kamikaze qui circulait à bord d’une voiture a essayé de forcer l'entrée de l‘ambassade. Il a été repéré par les gardes qui ont alors ouvert le feu et la seconde explosion s'est produite à quelques mètres de l’entrée principale de l’ambassade.
Les dégâts sont énormes à l’extérieur de l’ambassade qui est entourée par un mur d’enceinte de plusieurs mètres de haut -ce qui explique qu’à l’intérieur de la chancellerie il n’y ait moins de dégâts-. Les immeubles environnants ont vu leurs façades soufflées, les vitres dans un rayon de 100 mètres ont volé en éclats et une vingtaine de voitures ont été détruites par le souffle de l'explosion.
Source : RFI