
La fixation des prix en islam doit se faire en fonction des intérêts généraux. La liberté économique qui existe en islam permet à tous les individus d’avoir des activités économiques mais dans le cadre précis des règles divines et pour permettre un épanouissement des individus et de leurs aptitudes.
Comme l’a dit le martyr Sadr, l’économie islamique est une voie médiane entre le socialisme et le capitalisme qui définitif les libertés en fonction du bien de la société. Dans le capitalisme, les prix sont fixés en fonction de la demande et pour des bénéfices maximum du producteur.
En islam les prix dépendent aussi de la production et de la demande, mais sont limités par des règles religieuses et gouvernementales, et contrôlés par le gouvernement. Par conséquent une hausse des prix suite à un refus de vente, ou une baisse des prix suite à des importations incontrôlées, sont néfastes pour la production.
Les revayats ont défini le rôle du gouvernement dans la fixation des prix et ses responsabilités vis-à-vis des producteurs, et tous les jurisconsultes ont donné des fatwas qui autorisent le gouvernement à fixer les prix en cas d’abus des producteurs. Quelqu’un dit au prophète (AS) que ce serait bien s’il fixait les prix des produits, le prophète (AS) a répondu : « Je ne veux pas être en face de mon seigneur ayant inventé des règles et des droits que je n’avais pas. Permettez aux gens de faire des profits et offrez-moi vos conseils chaque fois que je vous le demande ». (Extrait d’un livre du Cheikh Sadugh).
L’Imam Ali (AS), dans sa lettre à Malik Ashtar a écrit : «Empêche les gens de stoker les marchandises car le prophète (AS) l’a interdit. Les transactions doivent se faire facilement et dans la justice avec des prix qui ne nuisent ni aux producteurs ni aux acheteurs » (Extrait du Nahjol Balaghe, lettre 53)
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