
Selon IQNA citant Al Manar, le chef du principal mouvement de l'opposition chiite à Bahreïn, cheikh Ali Salman, arrêté samedi, a finalement été laissé libre. Mais il est désormais pour lui interdit de voyager en raison d'une enquête pour incitation à la haine confessionnelle, a annoncé samedi soir le procureur général.
Le secrétaire général d'Al-Wefaq a été convoqué pour interrogatoire et "accusé d'incitation à la haine confessionnelle et à la propagation de fausses nouvelles de nature à nuire à la sécurité nationale", a déclaré le procureur général Abdel Rahmane al-Saïd à l'agence officielle Bna. Il a ajouté avoir ordonné de laisser M. Salman "libre et de lui interdire de voyager pour les besoins de l'enquête".
Assisté par ses avocats, cheikh Ali Salman, a été interrogé sur le contenu d'un discours prononcé vendredi, a-t-il ajouté. Dans ce discours, le chef d'Al-Wefaq a tenu des propos "incitant à la haine contre une communauté confessionnelle du pays et a accusé des institutions de l'Etat de se livrer à des pratiques illégales", toujours selon le procureur.
Ce discours a été suivi par des "troubles, des actes de violence et des agressions contre les forces de l'ordre qui ont fait des blessés dans leurs rangs", a-t-il insisté.
Samedi, Al-Wefaq avait indiqué dans un communiqué que ses partisans s'étaient rassemblés devant la résidence de cheikh Ali Salman, dans le quartier de Bilad al-Kadeem, dans le centre de Manama, après avoir appris son arrestation.
Ils ont déployé des portraits du chef du mouvement, âgé de 48 ans, pour "dénoncer" les mesures prises contre lui et "demander sa libération immédiate", indique le texte.
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