Le Caire(IQNA)- L’enseignement du Coran à l’école, n’a pas beaucoup de résultat et n’est pas considéré comme important.

Yasser Abdoul Baset Abdoul Samad, fils du cheikh Abdoul Samad, célèbre lecteur coranique, dans un entretien avec l’Agence Internationale de Presse Coranique, a déclaré que dans les grandes villes, les gens prêtaient plus d’attention à l’apprentissage de l’anglais ou du français ou au sport de leurs enfants.
« Il y a beaucoup d’enfants qui arrivent à l’âge du
lycée et ne savent pas parler l’arabe. L’enseignement du Coran à l’école, n’a pas beaucoup de résultat et n’est pas considéré comme important.
Il faut que cet enseignement soit élargi et qu’un professeur vienne chaque jour à la maison pour faire travailler les enfants. Dans le passé, chaque jour les enfants venaient voir le professeur de Coran et c’est la raison des grands progrès qu’a fait ce pays dans ce domaine.
Le cheikh Abdoul Aziz Al Bekri venait tous les jours chez nous pour nous enseigner les règles de lecture. Je suis né en 1969 et je suis entré à l’école en 1975, et à cette époque moi et mon frère lisions le Coran à l’école lors des cérémonies. Tous les vendredis nous lisions la sourate « Jomoha ».
Notre professeur suivait les méthodes des écoles traditionnelles coraniques qui existent dans les villages. Dans les villages, les enfants voient tous les jours le professeur de Coran alors que dans les villes ces cours particuliers ont lieu deux fois par semaine.
Mon frère et moi avons presque la même voix que notre père et inconsciemment, nous avons le même style de lecture. J’aime beaucoup aussi le cheikh Mostafa Ismail et le cheikh Mohamad Amran. On m’a souvent dit que je copiais les lectures de mon père.
J’ai voyagé en Angleterre pour évaluer le niveau des lecteurs et des imams des mosquées, mais je n’ai jamais fait partie d’aucun jury.
Il y a cinq ans, je suis venu en Iran pour les compétitions des armées. Il faut que nous fassions des efforts pour rapprocher les lecteurs iraniens et égyptiens », a-t-il dit.