
Ahmed el Tayeb, cheikh d’Al Azhar, plus haute autorité de l’islam sunnite qui s’est rangée contre le président égyptien islamiste déchu Mohamed Morsi, a ouvert ce congrès à Abou Dhabi en assurant que l’islam était «une religion de paix».
«Les idéologies extrémistes dans le monde musulman [...] ont suscité des conflits intercommunautaires, ont provoqué l’intensification du terrorisme [...] et ont défiguré l’image de l’islam», a déclaré le ministre émirati des Affaires étrangères, le cheikh Abdallah ben Zayed Al Nahyane.
Il a affirmé que ce congrès constituait «une première tentative» de «tracer une feuille de route pour les sociétés musulmanes, afin qu’elles puissent vivre en paix et en conformité avec les préceptes de l’islam qui sont en harmonie avec les principes» du reste du monde.
Selon les organisateurs, le congrès doit notamment discuter des «principes erronés relatifs au jihad [guerre sainte]» et des contraintes s’appliquant à la promulgation de fatwas (édits religieux).
Les Émirats sont un des principaux soutiens politiques et financiers du pouvoir des militaires en Égypte. Ils ont annoncé dimanche soutenir les décisions de l’Arabie saoudite qui a interdit vendredi la confrérie des Frères musulmans.
Source : ledevoir