
Selon Shafaqna, le gouvernement n’a cependant pas accepté de créer des camps comme cela avait été fait pour les réfugiés palestiniens, qui constituent des ilots qui échappent au contrôle gouvernemental comme le camp de Saida dont l’entrée est contrôlée et qui abrite 70000 Palestiniens et de nombreux Palestiniens venus du camp de Yarmuk en Syrie.
Parmi ces réfugies, certains ont connu l’invasion sioniste de 1948 où des centaines de milliers de Palestiniens ont été obligés de quitter leur ville. En 1970 les Palestiniens qui s’étaient réfugiés en Jordanie ont été obligés de partir en Irak puis en Syrie.
Les nouveaux venus ne sont pas bien accueillis, ni par le peuple libanais ni par les anciens réfugiés palestiniens. Grâce aux activités diplomatiques de Yasser Arafat et avec l’aide du gouvernement égyptien, ces camps sont devenus en 1969, des bases de combat contre Israël qui les a bombardées en 1982, et les Palestiniens de Sabra et Chatila ont été massacrés par les phalanges chrétiennes libanaises.
Aujourd’hui, ces camps où la police libanaise évite d’entrer, sont en ruine et sont le lieu d’une compétition entre les différents groupes de libération de la Palestine. Ces conflits ont poussé les jeunes à adopter des visions radicales et à rejoindre les groupes d’Al Qaeda.
Quelques jours après l’attentat de Beyrouth, les gens ont appris que le terroriste venait du camp d’Ein-ol-Alwa. Al Shabiat, représentant du Fatah, prétend contrôler la situation dans les camps alors que la situation se dégrade chaque jour.
Les réfugies palestiniens ne sont plus sous le contrôle du Comité des réfugiés des Nations unies, ce qui permet aux anciens de louer des espaces de quelques mètres carrés 300 à 400 dollars par mois au nouveaux arrivés. Ceux qui n’ont pas d’argent vivent sous des tentes aux abords du camp et seulement 1/3 des soins médicaux son pris en charge par les Nations unies.
Le gouvernement a annoncé qu’un camp allait être aménagé dont l’électricité sera assurée par le groupe suédois Ikea, grâce à des installations d’énergie solaire.
Combien de temps les réfugiés palestiniens devront-ils vivre dans cette misère et être victimes de ces discordes ?