Pas d’éducation islamique pour les 4 à 6 ans

15:18 - May 28, 2014
Code de l'info: 1411687
Zurich(IQNA)- Le Département de la formation du canton de Zurich a refusé mardi d’accorder une autorisation à l’association Al Huda pour son projet d’école dédiée aux enfants de 4 à 6 ans, dans la commune de Volketswil (ZH).

Le premier jardin d’enfants islamique de Suisse n’ouvrira pas ses portes cet été. Le Département de la formation du canton de Zurich a refusé mardi d’accorder une autorisation au groupe Al Huda pour son projet d’école dédiée aux enfants de 4 à 6 ans dans la commune de Volketswil.

L’association ne pourra pas «éduquer les enfants dans les valeurs de l’islam et renforcer la cohésion de la communauté musulmane», en leur enseignant notamment l’arabe et le Coran.

Ce qui a provoqué le veto des autorités? Les liens entre l’asso­ciation, qui a déposé la demande, et le Conseil central islamique suisse (CCIS), connu pour ses positions radicales.

La vice-présidente d’Al Huda et responsable administrative de la future école, serait membre du CCIS, s’inquiètent les autorités dans leur rapport d’évaluation diffusé mardi. Si le do­cument public ne donne pas de nom, la SonntagsZeitung évoquait au mois de février celui de Mélanie Muhaxheri, Suissesse de 34 ans qui fut responsable de la coordination de l’enseignement coranique au sein du CCIS.

«En raison des objectifs du Conseil central, un danger subsiste que les enfants soient éduqués selon des valeurs partiales, qui seraient incompatibles avec les préceptes de l’école obligatoire – tels que la tolérance, l’ouverture et le dialogue. Ce qui contrevient à la loi», explique Martin Wendelspiess, responsable du Département de la formation, dans le communiqué. «Nous doutons, de plus, que le jardin d’enfants puisse remplir les objectifs du programme scolaire zurichois.»

La demande d’autorisation d’Al Huda avait été déposée en juin 2013 auprès du Département de la formation. Selon la SonntagsZeitung, certains musulmans, tels que Saïda Keller-Messahli, présidente du forum pour un islam progressiste, appelaient les autorités à refuser ce projet, «incompatible avec notre société et un Islam ouvert et tolérant».

Al Huda restait injoignable mardi, tandis que le CCIS publiait sur son site internet une longue réaction indignée, fustigeant les préjugés qui ont mené à cette décision politique. Le Conseil central «espère que l’association va la contester» dans les trente jours, comme le lui permet la loi.

Source: islammessage

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