
Le tribunal de Mus, province située à l'Est de la Turquie, a estimé que ses tweets dépassaient le cadre de la liberté d'expression.
Le procureur avait, dans ses réquisitions, estimé que les messages étaient loin d'être de simples critiques de l'islam ou des réflexions d'un athée mais constituaient l'infraction de dénigrement des valeurs religieuses, prévue par l'article 216 du code pénal.
Le professeur avait tenté d'exciper de son innocence en invoquant le piratage de son compte mais il n'a pu prouver son allégation.
Finalement, le juge lui a infligé une peine d'emprisonnement de 8 mois avant de le porter à 15 mois en raison du caractère pulic de l'infraction et de sa réitération. Le tribunal a également décidé de le sanctionner d'une peine complémentaire de radiation de la fonction publique.
Dernièrement, Sedat Kapanoglu, le fondateur du célèbre Eksi Sözlük ("dictionnaire amer") avait écopé d'une mise à l'épreuve pendant 5 ans pour avoir insulter les valeurs religieuses.
Le célèbre pianiste Fazil Say avait également été poursuivi et condamné pour avoir retweeté un message attribué à Omar Khayyam, poète persan du 11è siècle connu pour sa relative liberté de ton envers la religion.
Source: zamanfrnace