Les musulmans vaudois clarifient leurs positions

10:43 - May 31, 2014
Code de l'info: 1412331
Vaude(IQNA)- Charia, terrorisme, place de la femme: l'Union vaudoise des associations musulmanes adopte un document qui doit faire référence.

A chaque attentat perpétré dans le monde au nom de l’islam, à chaque polémique sur le voile, les musulmans vaudois sont souvent sommés de prendre position, de s’expliquer. Pour clarifier «une fois pour toutes» leurs positions sur ces questions sensibles, l’Union vaudoise des associations musulmanes, qui fête ses 10 ans, a adopté dimanche, en assemblée des délégués, un document commun et contraignant sur ces questions. L'Uvam regroupe 15 des 17 centres islamiques du canton.

Pas de charia en Suisse

Pas question par exemple pour l’Uvam d'appliquer la charia, la loi islamique, en Suisse. «Religieusement, moralement et par bon sens, les musulmans respectent la loi du lieu où ils se trouvent. Le cadre légal suisse actuel permet aux musulmans de vivre leur religion», précise le document. L’organisation faîtière des musulmans vaudois condamne très clairement la violence et le terrorisme «contraire aux enseignements de l’islam».

Quant à la femme, elle est l’égale de l’homme «devant la loi et devant Dieu». Et à ce titre l’Uvam est favorable à «une lecture contextuelle des textes religieux relatifs aux droits des femmes musulmanes, qui tienne compte de la réalité de notre époque et de notre société». Les musulmans vaudois condamnent aussi fermement les mariages forcés, la violence conjugale et les mutilations génitales.

Et concernant les violences et discriminations dont peuvent être victimes les chrétiens en terres musulmanes, l’Uvam les dénonce tout aussi fermement: «les droits des minorités religieuses doivent être garantis partout dans le monde».

En clarifiant ces positions, les musulmans veulent souligner leur intégration dans la société vaudoise: 30% d’entre eux sont Suisses. Et «pour montrer aux Vaudois que nous sommes à leurs côtés et pas très différents d’eux, nous allons prendre position au moins une fois par année pour les votations fédérales, comme le font les protestants ou les catholiques» souligne Pascal Gemperli.

Source: 24heures

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