
Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, a révélé que les travaux de réalisation de ce gigantesque projet ont accusé un retard de sept mois, ce qui se répercutera forcément sur les délais de livraison, fixés initialement à 48 mois. Aïssa a expliqué, dans un entretien à l'APS, que le projet sera livré avec du retard en raison «du ralentissement des travaux dont le taux d'avancement n'a pas dépassé les 25%».
Le ministre a ajouté que le projet ne sera pas réceptionné dans un délai de 48 mois comme promis précédemment par le ministère des Affaires religieuses. Le retard est dû, a-t-il poursuivi, à une mauvaise coordination entre les composantes humaines en charge du projet», sans donner des informations sur les coûts supplémentaires. La réalisation de ce mégaprojet est confiée à des bureaux d'études de différentes nationalités, canadienne, allemande, chinoise et algérienne, a indiqué le ministre, soulignant qu'il comptait beaucoup sur la compétence des cadres algériens au plan de la coordination.
Il accuse ainsi l'agence nationale chargée de la construction de la mosquée qui sera renforcée, à présent, en professionnels nationaux et étrangers pour rattraper le retard. Il a affirmé dans ce sens qu'il donnera des instructions lors de sa rencontre la semaine prochaine avec les bureaux d'études allemand et canadien «pour la reprise des travaux en juillet».
Il a indiqué aussi que la grande mosquée d'Alger aura pour mission de superviser les mosquées pôles réparties à travers les 48 wilayas du pays.
Conçue pour devenir la plus grande mosquée du monde après celles des deux Lieux Saints de l'Islam, la première pierre pour sa réalisation a été posée le 31 octobre 2001 par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Les travaux avaient été lancés officiellement le 20 mai 2012. Le projet s'étend sur une superficie de 20 hectares, soit 400 000 m² et compte 12 bâtiments distincts. Il englobe une salle de prière d'une superficie de deux hectares pour une capacité de 120 000 fidèles, outre une maison du Coran réservée aux étudiants universitaires en post-graduation ainsi qu'un centre culturel islamique.
La grande mosquée compte également une bibliothèque (2000 sièges et 1 million d'ouvrages), une salle de conférences, un musée d'histoire, des centres de recherche dans les domaines historique et scientifique et des centres de recherche dans l'histoire de l'Algérie. A ces infrastructures s'ajoutent des salles équipées d'outils multimédia, des pavillons administratifs et un parking d'une capacité de 6000 places, outre des espaces verts et des locaux commerciaux.
Source: letempsdz