
Selon un rapport d’AlHuda Center of Islamic Banking and Islamic Economics (CIBE), elle atteindrait à fin 2014 plus de 2 000 milliards de dollars (1 575 milliards d’euros) sur le marché mondial, alors qu’elle n’était en 2013 que de 1 600 milliards de dollars (1 260 milliards d’euros).
Quant aux actifs financiers islamiques, ils proviendront principalement des services bancaires dits « halal » à 78 %, des fonds islamiques à 4 %, de l’assurance takaful et de la microfinance islamique à 1 %. S’agissant du marché des sukuk, il est estimé à plus de 100 milliards de dollars (78 milliards d’euros) d’ici à la fin de l’année, selon un rapport du cabinet Standard & Poor’s, ce qui représente 16 %.
Cette popularité de la finance islamique qui ne cesse de croître et la très forte demande des produits islamiques sont poussées par une masse considérable de liquidité en provenance des pétrodollars des pays du Golfe. Selon le FMI, il existe plus de 300 institutions islamiques opérant dans plus de 75 pays.
Sukuk de Goldman Sachs, à hauteur de 500 millions d’euros
Aujourd’hui, la finance islamique est plus que d’actualité, des banques ont décidé de se lancer sur ce marché juteux, après la HSCB, Goldman Sachs − qui incarnait tous les excès et les dérives de la spéculation financière et, après s’être enrichie pendant la crise des « subprimes », puis elle-même sauvée de la faillite grâce à ses appuis politiques − a su saisir l’opportunité afin de se donner une nouvelle image mais surtout de s’emparer de ce marché très rentable.
Elle avait émis cette hypothèse dès 2011, mais c’était vu opposer une fin de non-recevoir par des érudits musulmans pour non-respect des principes de finance islamique telle que l’interdiction du gharar (spéculation), de riba (usure), du mayssir (aléa) ; elle s’est vue obliger de modifier sa politique afin d’intégrer le principe de partage des pertes, des profits et de l’adossement de tout financement à un actif tangible.
Goldman Sachs a pour projet d’émettre d’ici à la fin de l’année 2014 des obligations islamiques (sukuk) pour un montant de 500 millions d’euros.
saphirnews