Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant "AFP",
selon trois chercheurs de l'Université du Sud du Danemark, l'affaire montre que "le Danemark, en pratique, ne souhaitait pas le dialogue, car les points de vue de l'autre partie n'ont pas été reconnus, et parce que l'ouverture au dialogue a été perçue comme le fait de brader ses propres valeurs".
L'étude commandée par le gouvernement à des chercheurs de trois universités du pays scandinave porte sur l'"initiative arabe", le projet d'ouverture et de dialogue du Danemark avec les pays arabes.
Cette initiative, lancée par le gouvernement libéral-conservateur en 2003, avait été gelée à la suite de l'affaire des caricatures de Mahomet qui a entâché les relations du pays scandinave avec le monde musulman. Copenhague souhaite désormais la réactiver.
En septembre, Jyllands-Posten avait publié des dessins satiriques du prophète, provoquant la colère et de vives protestations de musulmans à travers le monde, les dessins étant perçus comme blasphématoires.
En octobre, le Premier ministre danois avait refusé d'accorder à onze ambassadeurs musulmans en poste à Copenhague un entretien qu'ils avaient sollicité, ce qui lui a souvent été reproché.
Jyllands-Posten écrit que d'après les trois chercheurs de l'Université du Sud du Danemark "la gestion par le gouvernement de l'affaire (des caricatures) de Mahomet (SAWA) a été un plus gros problème que les caricatures elles-mêmes et le Premier ministre (...) aurait dû dialoguer avec les ambassadeurs musulmans".