Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant "AFP", d'apres la plainte, le gouvernement américain a utilisé de manière erronée un argument du Patriot Act intitulé "exclusion idéologique", pour refuser un visa à Tariq Ramadan.
"Le gouvernement n'a aucune autorité pour stopper des universitaires étrangers à la frontière simplement parce qu'il désapprouve leurs opinions politiques," a déclaré Jameel Jaffer, avocat de l'ACLU dans ce dossier. "Investir le gouvernement de cette autorité serait l'investir d'un écrasant pouvoir de manipuler et censurer le débat aux Etats-Unis".
Selon l'ACLU, Tariq Ramadan est visé pour ses critiques de la politique américaine au Proche-Orient.
"Il serait absurde de suggérer que ces critiques - qui sont du même type que celles publiées chaque matin dans les pages éditoriales des grands journaux américains - équivalent à une approbation du terrorisme," argumente la plainte.
Tariq Ramadan, qui enseigne notamment à l'Université d'Oxford, essuie un refus de visa américain depuis août 2004, ce qui l'empêche d'aller enseigner à l'Université Notre Dame (Indiana, nord-est) et de donner des conférences dans le pays.
Intellectuel controversé, Tariq Ramadan, petit-fils du fondateur des Frères musulmans égyptiens, a également été recruté par le gouvernement britannique pour faire partie d'une commission contre l'émergence de l'extrémisme au sein de la communauté musulmane en Grande-Bretagne.