Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant "IINA", dans son intervention à ce colloque ouvert par le Président algérien,Abdul Aziz Bouteflika, Cheikh Youssef Al Qardhawi a dit que «l’islam ne tolère pas la scission entre l'éthique et l'économie, dans tout son processus, de la production à la consommation, en passant par la distribution».
Il a cité des exemples vivants sur les interdits de l'Islam en matière de transactions économiques qui nuisent à la société comme «la fraude et l'usure», tout en faisant remarquer que la corrélation entre l'éthique et l'économie «est claire et apparente à travers l'histoire des musulmans notamment au temps où l'Islam régentait la vie des musulmans».
L'intervenant a souligné que «certains chercheurs équitables en Occident ont salué l'éthique dans l'économie islamique et la moralisation de l'économie, alors que les économistes capitalistes et communistes ont clairement fait la distinction entre les deux concepts».
De son côté, M. Mohamed Boughazi, ministre conseiller, a mis l'accent sur l'importance de ce colloque qui se tient, a-t-il dit, «à un moment où 80% des richesses sont accaparées par 20% de la population dans le monde».
Le ministre s'est dit «persuadé» que les thèmes développés au cours de ce colloque «seront certainement bénéfiques», saluant, par la même occasion, le rôle des oulémas dans la rénovation dans un monde dominé par la science et le savoir.
Etalé sur trois jours, ce colloque vise, selon ses organisateurs, «l'humanisation des relations économiques», en jetant des «passerelles entre les valeurs spirituelles et l'économie de marché».
Ces passerelles pourront garantir «une équité de partage des richesses entre toutes les franges de la société», a-t-on indiqué.
L'importance de cette rencontre réside dans le fait qu'elle se tient à un moment où le nouvel ordre mondial «encourage le matérialisme et l'individualisme et ignore l'aspect moral dans les comportements individuels et les relations entre Etats», a-t-on encore souligné.