Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant "AFP", ces textes s'en prennent plus particulièrement à Mgr François Blondel, l'évêque de Viviers (Ardèche), qui a vendu un terrain diocésain à la municipalité pour permettre la construction de la mosquée, la première en Ardèche.
Le prélat y est notamment traité de "collabo de l'islamisation de la France". Les sites proposent une lettre-type à envoyer à l'évêque "pour lui faire part de l'extrême dégoût qu'inspire sa décision".
"On examine tout pour déterminer la qualification des faits. Dans un deuxième temps, il faudra localiser les responsables des sites", a expliqué à l'AFP le procureur de Privas, Christophe Raffin.
Le maire de Tournon, Jean Pontier (PRG), a assuré à l'AFP n'avoir reçu aucun courrier hostile à ce projet, ni aucune réaction défavorable de la part de ses administrés.
"Pour le moment, nous n'avons pas porté plainte. Cette campagne sur le net nous malmène, mais on est très mal à l'aise, car nous ne voulons pas donner une tribune à ces gens en parlant d'eux", a-t-il dit.
"Pour nous ce projet fait partie de la mise en place d'une fraternité telle que le prévoit la République", a-t-il ajouté.
Le diocèse de Viviers a publié un communiqué sur son site web, où il affirme ne pas avoir "envie de répondre à cette polémique" et souhaiter que "les croyants des différentes religions et confessions puissent apprendre à dialoguer et à se rencontrer pour construire un monde de justice et de paix".
Annoncée fin février, la construction de la mosquée a été rendue possible grâce à la vente par le diocèse de Viviers d'un terrain de 3.000 m2 à la mairie. Le terrain, situé dans le quartier populaire des Goules, sera loué pour un euro symbolique à une association arabo-islamique, qui a déposé une demande de permis de construire pour une mosquée pouvant accueillir 300 fidèles.
La communauté musulmane de Tournon, évaluée à quelques centaines de personnes par le maire, ne dispose actuellement en guise de salle de prière que d'une cave dans une HLM.