Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant "AFP', "Anéantir les terroristes est un pas important qui aidera à débarrasser les Irakiens des assassinats, des enlèvements et des expulsions", a déclaré cheikh Abdel Mehdi Kerbalaï, représentant à Kerbala du grand ayatollah Ali Sistani, le plus prestigieux des chefs religieux chiites en Irak.
Le religieux a demandé un "plan pour déraciner le terrorisme d'Irak et lui permettre de vivre en paix", en conduisant la prière dans la ville sainte de Kerbala, à 110 km au sud de Bagdad.
Cheikh Kerbalaï a demandé la collaboration des pays voisins à la stabilisation de l'Irak et la réconciliation entre les Irakiens.
Dans l'autre ville sainte chiite de Najaf, à 50 km plus au sud, cheikh Sadreddine al-Koubbanji, du Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII), puissant parti chiite, a plaidé pour l'éradiction des fidèles du Baas, le parti dissous du président déchu Saddam Hussein, qu'il a accusé d'avoir favorisé l'implantation du réseau d'Al-Qaïda dans le pays.
Les fidèles ont manifesté leur joie en organisant une marche à l'issue de la prière dans les rues de Najaf.
Au mausolée de Kazimiyah à Bagdad, un représentant du chef radical chiite Moqtada Sadr a félicité les Irakiens et les musulmans en général de la disparition du chef du réseau terroriste Al-Qaïda en Irak, Abou Moussab al-Zarqaoui, tué dans un raid aérien américain mercredi au nord de Bagdad.
Aucune réaction à la disparition de cet homme dont le groupe est responsable d'attentats particulièrement sanglants en Irak et de décapitations d'otages, n'a été signalée dans les mosquées sunnites. Celle d'Oum al-Qoura, siège du Comité des oulémas musulmans à Bagdad, a connu une petite affluence en raison de l'interdiction de la circulation automobile dans la capitale et l'imam n'a parlé que de religion.