Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant ''AFP'',
"La question palestinienne et le conflit israélo-arabe ainsi que la situation actuelle en Irak" figurent au menu de la réunion, a annoncé l'OCI dans un communiqué.
Les ministres devront aussi évoquer "la coopération de la république islamique d'Iran avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)", ajoute le communiqué en référence à la tension dans les relations entre Téhéran et l'Occident au sujet du programme nucléaire iranien.
Le secrétaire général de l'OCI, Ekmeleddin Ihsanoglu, a visité récemment Téhéran où il a souligné, après un entretien avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, "le droit de l'Iran à posséder la technologie nucléaire à des fins pacifiques".
Durant la même semaine, M. Ihsanoglu s'est rendu à Moscou qui s'oppose à la menace de sanctions contre l'Iran pour ses activités nucléaires.
Bien que le chef de l'OCI a gardé le mutisme sur ses discussions avec le président russe Vladimir Poutine, qui ont porté sur "des questions d'intérêt commun", selon un communiqué de l'OCI, la question iranienne aurait été au centre de ses entretiens.
Les Occidentaux insistent pour que Téhéran suspende ce procédé, qui sert officiellement à produire du combustible pour une centrale nucléaire, car ils craignent qu'il ne le détourne pour obtenir l'arme atomique.
Téhéran a rejeté ces inquiétudes et affirmé avoir donné aux dirigeants des pays de la région toutes les explications sur la sécurité de sa centrale de Bouchehr, sur le Golfe.
D'autres questions politiques sont à l'ordre du jour de la réunion de Bakou, dont la crise provoquée en décembre par la publication de caricatures controversées du prophète Mahomet dans la presse européenne, selon l'OCI.
"La crise autour des caricatures qui constituent une offense à l'islam (...) et l'islamophobie figurent en tête des questions à discuter par les ministres", ajoute l'organisation panislamique, basée à Djeddah en Arabie saoudite.
Sur le plan économique, les ministres de l'OCI vont évoquer "les problèmes économiques des pays islamiques les moins développés (...) ainsi que la création d'un marché islamique commun", selon le communiqué.