L’Ong « Imi » (Institut Mozdahir international) que dirige Chérif Mohammad Ali Aïdara a organisé, samedi dernier, la célébration de la venue au monde de Seydatana Fatimata Zahra Bent Rassoul Al Batout.
La manifestation qui a eu lieu à la cité de cadres Lébou de Yoff a été rehaussée par la présence du ministre des Forces armées, Bécaye Diop, du président du Groupe libéral et démocratique à l’Assemblée nationale, Doudou Wade, de l’ancien ministre Sanghé Mballo, Alieu Diène Dramé, et de notre confrère et non moins politicologue, Babacar Justin Ndiaye.
Il y avait une foule extrêmement nombreuse, dont une grande partie de femmes, qui a occupé les 1500 chaises disponibles et les allées de la gigantesque tente dressée à cet effet.
Cette opportunité a été saisie pour revisiter les vertus morales, intellectuelles, spirituelles, de courage, de détermination et d’abnégation d’une grande dame. Une dame baptisée la Reine des reines par son ascendant, le Sceau des Prophètes, Seydina Muhammad (Saws). Exercice qui, selon Chérif Mohammad Ali Aïdara, ne relève pas de la nostalgie d’une chose ou d’esprit passéiste, mais qui s’avère nécessaire pour la simple raison qu’il y a des événements et des faits qui appartiennent à l’éternité : c’est le cas de la vie et de l’œuvre de Fatimatou Zahra ». Le président de l’Ong Imi justifie ce point de vue par le fait que, « dans le Saint Coran, Allah ne parle jamais uniquement de l’homme, mais toujours de l’homme et la femme. Cela, comme en attestent plusieurs versets parmi lesquels : « il n’appartient pas à un croyant ni à une croyante, lorsque Dieu et son Prophète ont décrété, d’avoir un choix dans leur propre affaire. Je ne laisse pas perdre l’action faite par l’un de vous, homme ou femme ».
Mieux, le guide laisse entendre que « l’histoire de l’Islam et le Saint Coran retracent l’exemple de femmes à la carrure exceptionnelle, comme Asia, l’épouse du Pharaon, l’ascendante du prophète Seydina Moussa (As), l’épouse d’Imraan, Mariam, la sainte mère de Seydina Issa (As), qui a eu le privilège qu’aucune femme n’a jamais eu, celui d’avoir donné naissance à un enfant sans père ».
Pour ce qui est de Fatima, Seigneure des femmes de l’univers, Chérif Mohammad Ali rappelle ce qu’en avait dit son Père, la plus haute personnalité de l’existence, sans qui rien ne serait créé : « Fatima est une partie de moi-même. Celui qui la met en colère me met en colère. Et « Ô toi Fatima ! Allah est en colère lorsque tu es en colère, et Allah est content lorsque tu l’es ». Para ailleurs, l’Élu du Tout-Puissant lui disait souvent : « Ô, toi ma fille, n’es-tu pas satisfaite d’être la seigneure des femmes de l’univers ? ». La réponse de Fatima étant : « Et Mariama ? » Et le Prophète Muhammad (Saws) de répliquer : « Mariama était la seigneure des femmes de son époque, tandis que toi, tu es la seigneure des femmes de tous le temps ».
Si l’on sait que le Prophète Muhammad, comme le dit si bien le Saint Coran, ne parle jamais sans une orientation du Tout-Puissant, l’on campe facilement le personnage de Seydata Fatima à qui son ascendant vouait une considération sans frontière. Car, le grand érudit et compagnon de Seydina Muhammad (Saws), Abi Sahlaba dit que : « e Prophète (Saws), en revenant d’expédition ou de voyage, passait à la mosquée pour faire une prière de deux Rakkaa, en guise de remerciements au Créateur et, aussitôt après, il se rendait chez Fatima avant d’aller auprès de ses propres épouses ».
Chez Fatima avant d’aller à son propre domicile
En outre, le président de l’Imi a livré à la forte assistance ce témoignage de la mère des croyants, Aïcha Bent Aboubacar A’Sadeekh (Rta), sainte épouse du Prophète Muhammad (Saws) : « Je n’ai jamais vu quelqu’un qui ressemblait, par la parole, le silence et la droiture au Prophète autant que Fatimata Zahra.
Le Prophète (Saws) l’embrassait et la faisait asseoir à ses côtés à chaque fois qu’elle se présentait à Lui ». Mais là où Fatima s’est distinguée le plus, c’est à la suite du rappel au Très Haut de son illustre père, et que des personnes sont allées au domicile de son époux, Seydina Aliyi Ben Abi Taleb, cousin du Prophète, afin de le contraindre à faire acte d’allégeance à Aboubacar, désigné successeur. Chérif Mohammad Ali, rapportant les propos du grand poète égyptien, Hafez Ibrahim, fait noter que : « l’instigateur de cette descente disait à l’Imam Aliyi Ben Abi Taleb que je vais brûler ta maison sans rien épargner, ni personne, y compris la fille du Prophète (Saws) qui est à l’intérieur, si tu ne fais pas serment d’allégeance ». Fatima ne s’est pas résignée à ce sort.
Car, « elle s’est levée pour revendiquer, avec force et détermination, ses droits, en organisant la première marche pacifique de protestation dans l’histoire de l’Islam », explique Chérif Mohammad qui ajoute : « Fatima voulait, par cette manifestation, démontrer à la Oumah islamique et à l’humanité que la femme a, au même titre que l’homme, le droit de revendiquer quand elle se sent lésée ».
En conséquence, il convient de retenir avec Chérif Mohammad Saïd Aïdara, frère aîné de Chérif Mohmmad Ali, qui lui a consacré un poème de haute facture, que « Fatima n’a pas vécu longtemps », car rappelée à Dieu à l’âge de 20 ans. Mais sa vie a été pleinement remplie qu’on a l’impression qu’elle a séjourné pendant plusieurs siècles dans ce bas monde.
Après Chérif Mohammad Ali, Ibrahima Sakho et le Pr. Alioune Badiane ont fait des communications sur l’aspect spirituel de la vie de Fatima, et le legs que la fille du Prophète Muhammad (Saws) a laissé aux femmes du monde. Quant à Mme Sokhna Magatte Ndiaye, elle a souhaité la bienvenue aux hôtes de Chérif Mohammad et présenté l’Ong Institut Mozdahir international. L’on a aussi noté la prestation remarquable du modérateur, le Pr. Taha Ahmed Sougou.
Source: LE SOLEIL