Il s'agit là de la première réaction prêtée au président américain depuis que la controverse a éclaté.
Le Premier ministre de Malaisie Abdullah Ahmad Badawi a soulevé la question lors d'entretiens avec M. Bush en marge des travaux de l'Assemblée générale des Nations unies, a rapporté devant la presse Dennis Wilder, directeur pour l'Asie orientale au Conseil de la sécurité nationale.
Bush a "noté" que le souverain pontife avait exprimé ses regrets et "que le pape était sincère dans ses propos", a indiqué Dennis Wilder, "et la discussion en est restée là".
Selon M. Wilder, le Premier ministre malaisien "a accepté la position du président sur le sujet".
M. Abdullah était l'un des dirigeants que Bush a rencontrés lundi à New York et qui symbolisent, selon l'administration, l'expansion de la démocratie.
C'est cette dernière et son "agenda pour la liberté" que Bush devait invoquer mardi dans son discours d'une quinzaine de minutes devant l'Assemblée générale de l'ONU.
Il entendait justifier une politique controversée et "sa guerre globale contre le terrorisme". Il devait mettre en avant le Proche-Orient, où se livre selon lui le "combat idéologique décisif du 21ème siècle", et les progrès accomplis en même temps que le travail restant en Irak, au Liban et dans les Territoires palestiniens, selon la Maison Blanche.
M. Abdullah est à cet égard l'exemple que la démocratie et un islam modéré sont compatibles, a fait valoir la Maison Blanche.
Bush s'est aussi entretenu avec les présidents du Salvador, Elias Antonio Saca, du Honduras, Manuel Zelaya Rosales, et de Tanzanie, Jakaya Kikwete, autant de pays ayant adhéré récemment à la démocratie.
Mais l'un des objectifs de Bush à New York est de maintenir la pression sur l'Iran au moment où l'administration américaine semble moins en mesure de gagner tous ses partenaires du Conseil de sécurité à des sanctions contre la République islamique.
Source: AFP