Ces artistes, dont la présidente de la Fédération des organisations de dessinateurs (Feco), Marlene Pohle, le portugais Antonio Antunes Moreira et le français Carlos Brito, ont signé une lettre publiée mardi par le quotidien grec de gauche Elefthérotypia pour répondre aux critiques émises par ce journal sur la présence de M. Shojai à leurs côtés.
"Les prix et distinctions internationaux de Massoud Shojai constituent la preuve de sa valeur artistique et de sa liberté d'esprit". Le dessinateur "appartient aux artistes pour lesquels le fanatisme et l'intolérance constituent des terrains ennemis", indique le texte.
Massoud Shojai, directeur de l'association Iran Caricature, était l'un des promoteurs d'une exposition sur la Shoah durant la deuxième guerre mondiale, organisée en août par Téhéran en guise de réponse à l'affaire des caricatures de Mahomet dans la presse européenne qui a secoué le monde musulman.
Sur les 200 caricatures exposées, certaines établissaient un parallèle entre les juifs et les nazis ou reprenaient des stéréotypes antisémites.
Dans leur courrier, les signataires estiment que dans l'exposition de Téhéran "au delà des accusations faciles, la satire pure prédominait, comme il se doit, dans la majorité des oeuvres".
Les signataires du plaidoyer pour M. Shojai comptent aussi deux dessinateurs grecs, le Britannique Andy Davey, le Suédois Riber Hansson et le Cubain Angelo Boligan. Seul leur co-juré italien Giox ne s'est pas joint à l'appel.
Ils sont membres du jury d'un concours international de caricatures organisé sous l'égide du ministère grec de la Culture sur le thème "un pont entre les cultures".
Soulignant que M. Shojai avait été choisi avant l'exposition de Téhéran, le ministère avait estimé que sa présence ne posait pas problème du fait de la nature non politique du concours.
Source: AFP