Cette nouvelle loi, qui doit encore être adoptée par le Sénat mercredi, régularise "les prêches et les enseignements religieux dans les mosquées". Elle a été présentée par le gouvernement comme étant "nécessaire dans la lutte antiterroriste", selon les mêmes sources.
La Chambre des députés (110 membres), en l'absence des 17 députés islamistes qui se sont retirés de la salle avant le vote, a approuvé récemment cette loi qui exige des prédicateurs et des enseignants des préceptes de l'islam, "une autorisation écrite préalable du ministre des Affaires religieuses".
La loi leur laisse toutefois la liberté de "choisir les sujets dans le cadre des critères moraux islamiques", a indiqué à la presse le ministre des Affaires religieuses Abdel Fatah Salah.
Il a estimé toutefois que les prêches "ne devraient en aucun cas être utilisés pour porter atteinte à autrui, insulter ou propager la culture de l'apostasie".
Selon lui, les islamistes ont refusé d'adopter la loi car les "prêches étaient sous leur contrôle".
Les députés islamistes, dans un communiqué mis en ligne sur leur site internet, ont estimé que la loi constituait "une nouvelle étape dans le recul des libertés publiques et la démocratie en Jordanie".
"Cette loi porte atteinte aux libertés religieuses dans le pays et a été présentée dans le but de satisfaire les demandes américaines et israéliennes", a estimé un député sous couvert de l'anonymat.
La nouvelle législation intervient après l'adoption en août par le Parlement d'une loi antiterroriste dont certains de ses articles ont été considérés par des députés comme une "atteinte" aux libertés individuelles.
Source: AFP