Désireux d'apaiser une polémique qui pourrait faire perdre au PS une partie de son électorat d'origine immigrée, le ministre-président de la Région bruxelloise, le socialiste Charles Picqué, a affirmé n'avoir "donné aucune instruction" pour interdire le voile en tant que tel, "que ce soit pour les citoyens qui viennent voter ou pour les assesseurs".
Les instructions transmises aux présidents des bureaux de vote en vue du scrutin du 8 octobre précisent juste que pour garantir la liberté de l'électeur, "la manifestation extérieure de toute forme d'expression politique, philosophique ou religieuse est interdite pour les membres des bureaux électoraux", a expliqué M. Picqué lors d'une conférence de presse.
Le président de bureau restera libre d'apprécier la situation, a-t-il ajouté, en soulignant qu'une "tradition culturelle, dès lors qu'elle ne verse pas dans l'excès, ne pourrait s'apparenter à un motif suffisant pour écarter un assesseur".
La presse belge avait rapporté ce week-end que des habitantes de communes de la région bruxelloises qui portent le voile avaient porté plainte auprès du Mouvement belge contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie (Mrax) après avoir été informées qu'elles ne pourraient pas porter le voile en tant qu'assesseurs désignés.
Selon les médias, une campagne de SMS avait immédiatement vu le jour dans l'importante communauté d'origine immigrée de Bruxelles, appelant à ne pas voter pour le PS le 8 octobre.
Source: AFP