Du côté orthodoxe étaient notamment présent le patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée 1er, le métropolite Philarète de Minsk et le métropolite Méthode d’Astana et d’Almaty tous deux du Patriarcat de Moscou.
Présidé par le président de la République du Kazakhstan, Nursultan Nazarbayev, en présence, entre autres, de René van der Linden, président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, le congrès rassemblait d’autres représentants chrétiens, comme le cardinal Roger Etchegaray, de l’islam ainsi que du bouddhisme, du judaïsme, du shintoïsme, du taoïsme et de l'hindouisme.
Le patriarche Bartholomée a observé : « Nous devons coopérer, trouver des voies aux solutions. Nous sommes tous contre l'esprit de haine. Sur tous les problèmes qui surgissent nous devons apprendre à les résoudre uniquement dans une voie pacifique. » Dans le message qu’il a envoyé aux participants, le patriarche russe Alexis II a rappelé : « l'Eglise orthodoxe russe est constamment ouverte au dialogue avec les communautés religieuses traditionnelles qui lui sont bienveillantes. Ce n'est qu'ensemble que nous pourrons construire un ordre mondial qui serait fondé sur une coexistence pacifique de tous les peuples. C'est impossible à faire sans l'affirmation de normes morales, dont la tradition religieuse est le garant. » Il a également remarqué : « Maintenant que le programme de construction d'une société sans religion subit un cuisant échec, il y a des idées qui apparaissent en faveur de la création d'une religion universelle, qui ramènerait toutes les doctrines religieuses en une seul. Je suis convaincu que les tentatives de faire « un mixage des fois » et les différentes tentatives de syncrétisme ne peuvent apporter rien d'utile au dialogue entre les religions. Il n'y a que le respect de l'ensemble des doctrines et des traditions des uns et des autres qui est capable en réalité de nous unir au service du bien-être des gens et pour résoudre les problèmes du monde contemporain. »
Le congrès a adopté des principes du dialogue entre les religions ainsi qu’une déclaration.
Source : REOR-Strasbourg