"La décision a été prise uniquement dans l'intérêt de notre client", a déclaré Abdul Khan, l'avocat qui a remplacé Shabnam Mughal. "Cela n'est en aucun cas une réflexion sur ses capacités ou sur le fait de savoir si elle peut ou ne peut pas porter le voile devant la cour", a-t-il précisé.
Le 8 novembre, le juge George Glossop, qui siège au tribunal en charge des affaires d'immigration de Stoke-on-Trent (Ouest de l'Angleterre), avait suspendu à deux reprises l'audience lors de laquelle Shabnam Mughal devait plaider, après autant de refus de l'avocate de retirer son niqab.
Il avait alors décidé d'ajourner l'affaire jusqu'à ce lundi afin de consulter les autorités du tribunal sur la façon de procéder.
Un porte-parole du tribunal a précisé que l'incident avait été notifié au président, Sir Henry Hodge. "Nous n'avons jamais eu à traiter ce genre d'affaire avant, aucun précédent n'a été établi", a-t-elle ajouté.
L'avocate représentait un homme qui faisait appel d'une décision du ministère britannique de l'Intérieur ayant refusé un visa à un membre de sa famille.
A la suite de cette affaire, le plus haut magistrat d'Angleterre et du Pays-de-Galles, Philips of Worth Matravers, a réclamé la définition d'urgence de règles claires pour qu'il soit mis fin au flou juridique qui entoure la question du voile islamique intégral lors des audiences judiciaires.
Selon lui, celles-ci doivent concerner autant les avocats que les témoins, les jurés et les juge.
Source : AFP