Dakar, Sénégal (IQNA)-Les bases d’un véritable dialogue inter-religieux

14:32 - November 21, 2006
Code de l'info: 1509681
Depuis près de quinze siècles, le Coran avait déjà précisé les bases du dialogue avec Les Gens du Livre.
En trois points :
Le premier est la décence dans les propos.
Le second est l’accord autour d’un monothéisme pur et dur. N’acceptant aucune forme associative vis-à-vis du Créateur.
Le troisième est de s’interdire de toute parole blasphématoire.
Aujourd’hui la chose est encore d’actualité avec des propos prêtés à tort ou a raison au président américain sur l’éventualité d’une nouvelle croisade, les paroles de l’ancien Premier ministre Italien Berlusconi, les caricatures danoises et in fine les récentes remontrances papales vis-à-vis de l’Islam et de la raison.
Si nous suivions le Pape en prenant ses paroles à la lettre, le dialogue deviendrait alors impossible, car quel est le raisonnement qui mettrait en évidence le caractère filial de la relation de Jésus ? La raison voudrait que la relation filiale s’étende à la mortalité. Si donc le fils est mortel, le père le serait aussi. L’inverse est également valable.
La réponse de son interlocuteur était que «si le Coran était ma référence, je ne t’aurais point interrogé, ta réponse doit être logique».
Le père spirituel répliqua : «Si deux femmes sont accusées de cela et que l’une a enfanté, qui est coupable selon la raison ?»
Et se sachant coincé, l’ecclésiaste en question répondit : «Alors référons-nous au Coran. Qu’est-ce qu’il dit ?»
La réponse Niasséne fut : «Le Coran les innocente toutes les deux.»
Le Prophète Mouhamad commença sa mission sacerdotale par l’évocation de questions philosophiques profondes allant du Créateur pour l’existence duquel il pose la question suivante : «Le doute peut-il atteindre celui qui, à partir du néant, créa la terre et les cieux ?» Sur Jésus, il dit ceci : «La création de Jésus, Fils de Marie, n’est que la moitié du miracle de la création d’Adam, qui n’a aucun parent.»
En d’autres termes, le clonage humain était déjà là.
Dolly en est une preuve matérielle qui innocente à jamais notre Marie Bien-Aimée, celle que Dieu a hissée au-dessus de toutes les femmes de tous les temps.
Concernant le dialogue des religions, personne ne pense établir un dialogue judéo-chrétien, tellement le credo des uns est aux antipodes de celui des autres en ce qui concerne Jésus à qui certains adeptes de cette religion affirment avoir trouvé les pierres tombales de ses soi-disant frères. L’Islam est donc celui qui accepte l’autre ; fait appel à lui ; sacralise la raison et entame le dialogue.
Les bases du dialogue en question seront fondées sur le respect mutuel du credo de chacun. Même si nous pensons que le credo peut-être altéré. Et même si dans chaque religion il y a toute chose et son contraire. Ce qui est à la base de plusieurs islams en Islam tout comme il existe plusieurs judaïsmes dans le Judaïsme et plusieurs christianismes dans la Chrétienté.
Car, et c’est gravissime, la paix mondiale est menacée par des hommes qui s’attaquent à d’autres hommes au nom de la religion dont l’objectif unique et fondamental est la création d’une Fraternité humaine avec un grand F.
Si le résultat obtenu devient le contraire de ce qui était escompté, la religion aura échoué et ce qui se passerait actuellement serait alors l’annonce de sa fin (la religion.)
Les Chrétiens reprochent aux musulmanes, aujourd’hui, un peu partout, le port du foulard islamique. Or, curieusement, en le portant elles cherchent à s’habiller comme la Vierge Marie. Enfin voici ce que j’ai eu à dire à l’atelier sur le dialogue islamo-chrétien qui se tenait à Dakar en avril 2005, ainsi que sur les colonnes de certains de nos journaux et qu’à dessein, je vais répéter ici : «Connaissez-vous une religion qui fait de vous à la fois un Juif, un Chrétien plus quelque chose ? Cette religion, c’est l’Islam.»

Source : Wal Fadjri
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