Son ouvrage retrace l'évolution du processus de paix depuis les accords de Camp David entre Israël et l'Egypte, signés en 1978 sous sa présidence, jusqu'aux élections, en 2006, dans les territoires palestiniens où Jimmy Carter a mené une mission d'observation. Il blâme les Palestiniens et les Etats-Unis pour les échecs du processus du paix, mais surtout la politique israélienne.
Jimmy Carter a répliqué en soulignant que le mot "apartheid" ne faisait pas référence à un quelconque racisme de la part d'Israël envers les Palestiniens mais au "désir d'une minorité d'Israéliens de confisquer et de coloniser des sites palestiniens". Il ajoute que "le livre décrit l'abominable oppression et les persécutions dans les territoires palestiniens occupés, le rigide système de laissez-passer et la ségrégation stricte entre citoyens palestiniens et colons juifs en Cisjordanie. De bien des manières, c'est plus oppressant que pour les Noirs vivant en Afrique du Sud au temps de l'apartheid".
L'ancien président s'en prend, dans un article publié par le Los Angeles Times intitulé "Parler franchement d'Israël et de la Palestine" aux "critiques (de son livre) dans les principaux médias qui ont été écrites, dans leur grande majorité, par des représentants d'organisations juives". Il affirme vouloir faire tomber "le mur impénétrable" qui empêche le public américain de voir la souffrance des Palestiniens. Interrogé par Forward, un magazine de la communauté juive américaine, Jimmy Carter rappelle qu'il a négocié l'accord de Camp David : "Je n'ai pas à donner des références concernant mon désir d'apporter la paix à Israël", dit-il.
Source: Le Monde