"L'année qui s'achève reste dans nos mémoires avec la profonde empreinte des horreurs de la guerre sur la Terre sainte (conflit entre Israël et le Hezbollah libanais, NDLR), et de manière générale du danger d'un choc entre les cultures et les religions -un danger qui menace toujours le moment historique que nous vivons", a déclaré le souverain pontife devant les responsables du Vatican.
Le Saint père, qui a déclenché cette année une polémique en évoquant les liens entre l'Islam et la violence, a appelé à un dialogue renouvelé avec le monde musulman.
"Nous devons garder à l'esprit que le monde musulman est aujourd'hui confronté de manière urgente à une tache similaire à celle imposée aux Chrétiens à partir de l'époque des Lumières", a-t-il observé. "Nous, Chrétiens, nous sentons proches de tous ceux qui, sur la base de leurs convictions religieuses en tant que musulmans, s'engagent contre la violence".
Parallèlement aux questions internationales, Benoît XVI a abordé les sujets importants pour l'Eglise catholique, prenant à nouveau position pour le célibat des prêtres et contre le mariage pour les homosexuels.
"Si l'on nous dit que l'Eglise ne doit pas se mêler de ces questions, alors nous ne pouvons que répondre: l'humanité ne devrait-elle pas nous intéresser?", a-t-il affirmé, soulignant notamment que, selon lui, le fait de rester célibataires pour les prêtres représentait "une preuve de foi".
Source: AFP