" Nous nous étions préparés à cette éventualité. Nos élèves ne nous sont pas inconnus, tous ceux qui étaient préinscrits ont reçu tout au long de l'année des cours d'accompagnements au siège de l'établissement. Nous n'avions pas le droit d'ouvrir l'établissement mais nous avions tout à fait la possibilité de donner des cours" , a-t-il dit Hakim Chergui, vice-président du collège-lycée Al Kindi.
Il a ajouté :" La commission pédagogique, qui est formée de nombreux acteurs de la vie éducative, du système scolaire public ou privé, nous ont donné de nombreux outils afin que cette transition se fasse facilement. Les élèves et les professeurs se connaissent, mais il y a forcément un décalage dans le suivi du programme. La première semaine comportera toujours des cours d'accompagnement afin d'assurer l'acclimatation des élèves."
"Etant donné l'heure tardive de l'ouverture officielle, nous ne nous sommes limités aux classes de 6ème et de 5ème. En effet, à partir de la 4ème, il y a un contrôle continu en vue du Brevet des Collèges, et pour la classe de 3ème, nous ne pouvions pas ouvrir à trois mois de l'examen de ce même brevet. Nous avons donc décidé de n'ouvrir que deux classes, l'une de 6ème l'autre de 5ème comportant toutes deux une quinzaine d'élèves. Dès septembre 2007, nous ouvrirons toutes les classes prévues, de la 6ème à la seconde", a-t-il dit.
"Selon les chiffres du ministère de l'éducation nationale, un collégien coûte 8 000 euros par an. Notre établissement demande 1 200 euros aux familles pour la scolarisation de leur enfant. Mais évidemment, pour cette année, nous n'avons pas demandé cette somme. Nous allons calculer au prorata du temps d'ouverture de l'établissement", a-t-il révélé, Hakim Chergui.
Il a déclaré: " Chez nous, les professeurs sont payés à la vacation par exemple. C'est ainsi que nous avons ventilé notre système de finance."
Il a soulignié :" Concernant les démarches judiciaires, nous avons tout gagné. Apparemment, il n'y a pour l'instant pas eu de demande d'appel des décisions juridiques. Le Président du Conseil supérieur a même demandé après avoir lu notre dossier « qu'est ce qu'on fait là ? » Cette décision en notre faveur n'était pas une surprise pour nous. Nous maîtrisions bien notre dossier et nous avions une parfaite compréhension de celui-ci.
Source : Ssphirnet