La situation des daara inquiète dans la région de Diourbel. Les enfants, qui y font leur apprentissage, vivent dans une précarité sans commune mesure. Dans le but de mieux prendre en charge les apprenants et leurs maîtres, une journée du Saint Coran sera organisée, le 12 mai prochain, dans la capitale du Baol. L’objectif recherché à travers cette démarche est d’améliorer la condition sociale des talibés.
Ainsi, l’explique Serigne Amar Diop, un des organisateurs du point de presse qui s’est tenu, mercredi : «On veut que les conditions de vie, d’enseignement et d’apprentissage soient les meilleures possibles. On veut aussi instituer cette journée du Coran afin que les musulmans et les Diourbellois, en particulier, se rencontrent pour mieux vivre leur foi.»
Cette journée que les organisateurs veulent pérenniser à travers leur association dénommée «Journée du Saint Coran» devra permettre de poser des jalons importants pour amener les décideurs à revoir leur copie sur la question des daara. Car, «les daara assurent une mission de service public. Ils sont confrontés à d’énormes difficultés dans l’accomplissement de leur mission. Donc, l’Etat doit savoir que les enfants qui étudient dans les daara, doivent avoir les mêmes chances que ceux qui sont dans les écoles. C’est un impératif moral qu’il doit assumer, le plus vite possible, avant qu’il ne soit tard», avise Serigne Macoura Niang. Il ajoute que «la lutte contre la pauvreté devrait débuter par les daara. Cette première édition de la journée du Saint Coran devra aussi, renseignent les organisateurs, constituer un point de départ pour un recensement exhaustif des effectifs dans les daara.
Source : Le Quotidien