Depuis 2002, ces chauffeurs, dont la plupart sont Somaliens, ont fermé leurs portes à 5.200 voyageurs de l'aéroport international de Minneapolis.
Il y a un an, un groupe d'imams avait décrété une fatwa (avis religieux) affirmant qu'il était inadmissible que des conducteurs deviennent "témoins d'un péché".
Même si certains ont ignoré le message, d'autres ont choisi de l'appliquer, allant même jusqu'à laisser des clients sur le bord de la route après s'être rendus compte à mi-chemin qu'ils transportaient de l'alcool.
"Ce problème ne s'est produit qu'ici et n'a pas d'équivalent dans le monde", dénonce Steve Wareham, directeur de l'aéroport.
Pour le premier refus de client, le chauffeur voit son permis confisqué pour une durée de 30 jours. Ensuite, si le problème persiste, il est renvoyé pendant une période de deux ans.
Ces sanctions ont été vivement critiquées par les chauffeurs concernés. Elles "ont bouleversé nos vies" et "tout le monde est furieux", indique Abdinoor Ahmed Dolal, un émigré kenyan, porte-parole des chauffeurs musulmans.
L'aéroport a annoncé que les conducteurs qui refuseraient de transporter des clients ayant de l'alcool devraient trouver une autre profession et a proposé son aide à ce sujet.
Le nombre de conducteurs ayant refusé des clients n'est pas connu mais peu de plaintes ont été enregistrées. Moins d'1% des 2.000 voyageurs prenant chaque jour un taxi à l'aéroport sont concernés par ce refus des chauffeurs musulmans, selon des responsables.
Source : AFP