"Les besoins multiples de la Sierra Leone, notamment dans le domaine de l'électricité deviennent de plus en plus pressants et exigent de nous une action rapide et solidaire", a déclaré à Rabat le ministre marocain des Affaires Etrangères Mohamed Benaïssa, à l'ouverture d'une réunion des bailleurs de fonds.
"Nous savons que l'énergie électrique constitue un vecteur essentiel pour toute activité socio-économique et un facteur prioritaire dans toute politique de développement", a-t-il ajouté.
Pour sa part, son homologue sierra-léonais Momodu Koroma, a souligné que "dix ans de guerre avaient entièrement dévasté l'ensemble des infrastructures, notamment l'énergie et réduit à zéro la production électrique".
Depuis août 2006, l'Office national (marocain) de l'Electricité (public) a envoyé des équipes à Freetown et selon son directeur général Younes Maamar, grâce à leurs interventions les capacités de production électrique sont passées de 5 à 15 mégawatts et pour la première fois l'éclairage public a illuminé la capitale.
"Pour mener à bien le plan d'urgence, il nous faut 23,3 millions de dollars", a-t-il affirmé. L'ambassadeur du Qatar s'est engagé à verser 5 millions de dollars et le représentant de la BID 10 millions de dollars.
Les ambassadeurs de Grande-Bretagne et d'Espagne se sont engagés à intervenir pour obtenir des aides du Fonds des infrastructures pour l'Afrique, qui dépend de l'Union européenne.
Mais la représentante de la Banque Mondiale a estimé à 77 millions de dollars le montant nécessaire pour remettre en place les infrastructures pour l'alimentation en électricité.
Source: afriqueouest.info