Ce séminaire avait pour le but de répondre à cette question : la confrontation entre la religion et la Science Génétique sur la question de l’humanité et la vie prodigieuse de l’homme, pourrait s’éteindre un jour ?
Les nouvelles approches des sciences modernes ont provoqué des problèmes contre la morale religieuse humaine. Au départ c’était la Physique qui évoquait des points de suspension dans les appris religieux, mais aujourd’hui, la Génétique se relève contre certaines principes éthiques et du base de la religion :
Certains travaux scientifiques justifient le ségrégationnisme et exonèrent les responsables politiques américains de la recherche des causes sociales des maladies. Aux États-Unis, les théoriciens du déterminisme génétique tiennent toujours le haut du pavé. En 1994, Richard J. Herrnstein et Charles Murray prétendaient démontrer « statistiquement et objectivement », dans The Bell Curve, l’infériorité intellectuelle des Noirs sur les Blancs. Le duo proposait carrément la création de « sortes de réserves d’Indiens, aménagées avec davantage de high-tech et de moyens, destinées à une partie importante de la population (celle non pourvue du « gène de l’intelligence » - NDLR), tandis que le reste de l’Amérique continuerait de s’occuper de ses affaires à l’ordinaire ». Il est « significatif » que de nombreux scientifiques américains souscrivent à cette opinion : aux États-Unis, « les idées ségrégationnistes sont puissantes », s’emporte Pierre Ancet, professeur agrégé de philosophie à Toulouse (1). Cette « vision simpliste de la génétique, allant dans le sens d’un « programme » établi par avance par chaque individu », a « permis de légitimer les campagnes de stérilisation (des femmes noires) dans les années trente ».
Si les tenants du déterminisme génétique ne faiblissent pas, c’est que leur théorie les exonérerait de rechercher les causes sociales de ces maladies. Ainsi nos sociétés technologiques et marchandes accueillent favorablement des théories « qui attribuent le destin des personnes à leurs gènes plutôt qu’à leur éducation, leur environnement et leur condition sociale, y trouvant une justification biologique à l’existence d’inégalités qui tendent à s’accroître », dénonce Bertrand Jordan, directeur de recherches au CNRS, dans Regards de mai 2000. Selon lui, elles en tirent « d’excellents arguments pour écarter les mesures, forcément coûteuses, qui pourraient limiter cette dérive. Ce n’est pas un hasard si cette tendance prévaut aux États-Unis ». Les mauvais gènes identifiés, en faisant des populations défavorisées des « victimes désignées », fournissent une caution morale aux dirigeants. En démontrant que « certains enfants ont une prédisposition génétique au crime », ils pourraient justifier aux yeux du public, selon Dorothy Roberts, chercheuse à l’université Rutgers, du New Jersey, « des programmes gouvernementaux de contrôle de la procréation ». Sous couvert d’éradiquer la misère, ils cherchent à éradiquer les pauvres.