Fin 2004, M. Ramadan avait dû renoncer à venir enseigner à l'Université Notre-Dame (Indiana, nord-est). Depuis, les autorités ne sont pas revenues sur leur décision et M. Ramadan n'a pas pu honorer plusieurs invitations aux Etats-Unis.
En septembre 2006, le gouvernement américain avait expliqué que sa décision était motivée par le fait que M. Ramadan avait versé 600 euros au "Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens", placé en 2003 par Washington sur une liste noire.
"Le gouvernement empêche le professeur Ramadan (d'entrer aux Etats-Unis) non pas à cause de ses actes mais en raison de ses idées", a plaidé devant le tribunal un des directeurs de l'ACLU, Jameel Jaffer.
"L'exclusion idéologique d'universitaires tels que Tariq Ramadan appauvrit le débat politique et académique à l'intérieur des Etats-Unis et viole les droits, garantis par la Constitution, de ceux qui veulent rencontrer des chercheurs étrangers, entendre leur point de vue et discuter avec eux", a déclaré M. Jaffer.
Intellectuel, petit-fils du fondateur des Frères musulmans égyptiens, Tariq Ramadan vit à Genève et enseigne notamment à l'Université britannique d'Oxford.