Les titres interdits «font l'apologie de la violence, du terrorisme, du racisme, de la xénophobie» et certains «enseignent même comment fabriquer des armes», a précisé le chargé de la communication au ministère, Abdallah Tamine. Certains des livres interdits cette année contenaient des fatwas contraires à l'esprit pacifique de l'islam, ajoutera-t-il.
M. Tamine a, par ailleurs, indiqué que l'accès à cette édition du salon a été refusé par le ministère des Affaires religieuses à «15 maisons d'édition arabes et islamiques» diffusant ces titres.
Il faut signaler que, malgré les contrôles à plusieurs niveaux, certaines maisons d'édition arrivent à faire passer des titres dont elles savent qu'ils seront interdits.
Pour ce faire, elles n'hésitent à tricher en présentant de faux listings des livres qu'elles font entrer sur le territoire national. Ces manœuvres connues des organisateurs obligent ces derniers à rester aux aguets durant toute la durée du salon.
D'autant plus que le livre religieux y tient une place très importante et occupe un vaste espace d'exposition, ce qui rend le travail des organisateurs un peu plus ardu.
Rappelons que cette 12ème édition du SILA accueillera 559 éditeurs, dont 439 maisons d'éditions étrangères de l'Inde, de France, du Canada, des Etats-Unis, de Syrie, du Qatar, du Koweït, d'Arabie saoudite, de Jordanie, d'Egypte, du Maroc, d'Allemagne et du Liban qui est l'invité d'honneur de cette édition. L'Algérie participe avec 163 éditeurs. Environ 82 000 titres sont exposés à cette édition qui sera clôturée le 9 novembre prochain.
Source: IINA