Des enfants du Darfour pris en main par des maîtres islamiques

14:13 - November 23, 2007
Code de l'info: 1604370
Soudan (IQNA)- Sous la férule d'un cheikh soufi, ils sont cinq cents enfants venus du Darfour à écrire et réécrire les versets du Coran sur une planchette de bois, la "loha", calée sur les genoux.
Des enfants du Darfour pris en main par des maîtres islamiques
Soudan (IQNA)- Sous la férule d'un cheikh soufi, ils sont cinq cents enfants venus du Darfour à écrire et réécrire les versets du saint Coran sur une planchette de bois, la "loha", calée sur les genoux.
Certains ont à peine cinq ans, d'autres sortent de l'adolescence, tous sont pris en charge, logés, nourris et éduqués à Ombadda, près de Khartoum, par une confrérie du courant Qadiriyya, la plus ancienne du Soudan.
Pour tous ces enfants, rassemblés dans la khalwa, l'école coranique, à l'ombre de la mosquée, un seul programme : lire, écrire et réciter en arabe le saint Coran et les enseignements du Prophète (SAWA).
Sous la dictée du maître, dès l'aube, ils se servent d'un stylet en roseau pour écrire à l'encre noire mêlée de gomme arabique quelques versets du saint Coran, parfois une sourate entière, sur leur planchette en acacia.
A tour de rôle, ils vont montrer la loha calligraphiée au maître, assis lui aussi sur le sol sableux, adossé à un poteau. Sans un mot, il biffe ici un caractère, ou place ailleurs un signe de vocalisation.
Le reste du jour se passe, pour ces élèves qui s'isolent ou se regroupent pour apprendre le texte corrigé, le corps en balancement, et les lèvres en murmures. Quand le texte est appris par cœur, la loha est effacée à l'eau.
"Pour mémoriser toutes les sourates du saint Coran, il leur faudra quatre ans", dit le Cheikh al-Rifaï. Et après? "Ils seront de bons musulmans!" Certains s'en tiendront là, d'autres rejoindront des écoles publiques.

Source : AFP
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