Les pays islamiques commercent bien peu entre eux. A ce jour, malgré leurs énormes potentialités, les échanges entre eux n’atteignent pas 15%. Et cela est d’ailleurs admirable, en ce sens qu’il y a encore quelque temps, le taux était de 13%. Le directeur du Centre islamique pour le développement du commerce (Cidc), M. Allal Rachdi, a déclaré au Centre international du commerce extérieur (Cices), que le but de sa structure est de porter ce taux à 20%, à moyen terme. M. Rachdi s’exprimait au cours de la sixième réunion des Organismes de promotion du commerce des pays membres de l’organisation de la conférence islamique, qui s’est tenu en marge de la foire commerciale des pays de l’Oci.
Le responsable du Cidc, qui est une sorte de structure d’appui pour les organismes de promotion de commerce des pays de l’Oci, a mis le doigt sur les raisons de cette faiblesse des échanges, qui est quelque part, le fait des lacunes des structures d’appui à l’exportation des différents pays membres, à l’instar de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex), qui a rassemblé des structures sœurs des autres pays. Il s’agit, selon M. Rachdi, de la faiblesse de moyens logistiques, des barrières tarifaires et non tarifaires, auxquels s’ajoutent les faiblesses des structures à l’exportation, et leur manque de stratégies pour promouvoir le commerce intra-Oci.
Pour le moment, l’essentiel des échanges intra-Oci se centralise entre l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, et la Turquie. S’il faut en croire le directeur de cabinet du Ministère du Commerce, M. Abdoulaye Fall, «l’Arabie saoudite est le premier exportateur dans la zone intra Oci, avec une part de marché de 18 milliards de dollars américains en 2004, et un taux d’importation de 5,6%.
Le premier importateur reste la Turquie, avec 10 589 millions de dollars américains en 2004. Ce responsable du commerce du Sénégal reconnaît que l’essentiel du commerce du Sénégal avec les pays de l’Oci se fait avec les autres pays africains, hormis l’Arabie saoudite. Il pense que «nous avons besoin de diversifier les marchés d’exportation, mais aussi les produits. L’opportunité d’intensifier les échanges intra-Oci existe. Il nous faut l’exploiter».
Le commerce entre pays de l’Oci porte principalement sur les matières premières de diverses natures, les combustibles, les produits chimiques, les machines et matériels de transport, les produits alimentaires et divers autres produits manufacturés.
Source: lequotidien