Le Coran « attise toutes les curiosités, son nom et ses extraits sont partout, il est revendiqué ou dénoncé par toutes sortes de gens et pourtant il demeure profondément méconnu pour ne pas dire inconnu » écrit Mohammad Ali AMIR MOEZZI
1, dans la préface de ce Dictionnaire du Coran, tout à fait inédit, qu’il a dirigé chez Robert Laffont (éditions Bouquins, 2007).
La rencontre-débat, animée par François Zabbal, organisée à l’Institut du Monde arabe, accueillit un public nombreux étaient représentées les différentes institutions qui ont soutenu le projet, à savoir :
- Le CNRS par Marie France Courel, directrice du département des sciences humaines et sociales du CNRS
- L’Ecole pratique des Hautes Etudes (EPHE) par Philippe Hoffmann, directeur du Laboratoire d’études sur les monothéismes, doyen de la section des sciences religieuses de l’EPEHE
- L’Institut européen en sciences des religions, par son président, Dominique Borne.
Tous ont unanimement reconnu l’utilité de ce travail ainsi que sa valeur scientifique, et ils ont remercié le directeur du projet, Amir Moezzi, et salué le fruit du travail collectif de cinq années des 27 scientifiques, qui ont contribué selon leurs disciplines et leurs affinités à la rédaction des articles qui composent ce Dictionnaire du Coran, qui comprend plus d’un demi millier d’entrées et plus de 1300 pages et des références bibliographiques par centaines.
Comme l’a rappelé Dominique Borne, le Coran n’appartient pas qu’aux seuls musulmans il est patrimoine de l’humanité et vu la nature des travaux scientifiques réalisés sur l’Islam qui sont peu accessibles au grand public, l’entreprise de Moezzi se veut utile.
Ali Amir Moezzi confirme sa volonté de mettre à la portée d’un plus large public des travaux scientifiques souvent hermétiques quand ils sont conservés dans des laboratoires ou des encyclopédies difficilement accessibles . Les articles élaborés par les chercheurs qu’il a choisis et retenus pour leur compétence scientifique sont fondés sur la rigueur scientifique, philosophique, historique et en même temps tentent de répondre à un critère : l’objectivité.
La méthodologie
Dès l’acceptation du projet par les éditions Laffont, Ali Amir Moezzi durant un an, s’est concentré sur le Coran , l’analysant afin de dresser la liste de plusieurs centaines d’entrées judicieuses, coraniques, extracoraniques, exégèse, historique, géographique, manuscrits, archives, etc…
La constitution de l’équipe n’a pas été une chose aisée, d’abord en raison des différents courants de pensée qui parfois s’affrontent, mais aussi en raison du manque d’argent, ce qui a limité les contributions aux seuls auteurs francophones. Ainsi, 27 spécialistes ont été retenus en fonction de leur compétence scientifique, d’horizons géographiques divers et de disciplines diverses : belges, italiens, allemands, marocains, tunisiens, algériens, iraniens, et même « Israéliens »…
Le « dictionnaire du Coran », est un outil de travail qui pourrait bien s’avère incontournable pour tous ceux et celles qui souhaitent d’une manière rapide mais scientifique approcher les textes coraniques et au-delà la culture et civilisation islamiques tant les textes et les références biographiques sont riches d’informations historiques mais aussi philosophiques, mystiques juridiques et spirituelles.
Ali Amir Moezzi souligne que le Coran est au cœur d’une civilisation, prolongation de civilisations anciennes (telles que le judaïsme, le christianisme, et même le manichéisme), une civilisation et une culture courroie de transmission entre les civilisations antiques, gréco latines, iraniennes et l’Occident.
Madame Urvoy
2 qui a contribué à l’ouvrage a rendu hommage au directeur mettant l’accent sur sa patience et son impartialité, compte tenu des sensibilités de chacun des scientifiques ayant apporté leur contribution. L’objectivité absolue est un idéal impossible, dit-elle, et l’islamologie n’étant pas une science exacte, sa contribution n’est qu’un point de vue…
Denis Gril
3, autre scientifique qui a collaboré à l’entreprise, estime que l’œuvre laisse une impression de liberté, car l’éditeur a laissé toute liberté aux scientifiques qui ont des approches différentes du Coran. Quant à lui, il a essayé de montrer comment se générait la spiritualité musulmane, et a essayé de rendre compte le plus exactement possible du texte coranique, lequel en apparence très fragmenté, est en même temps très cohérent.
Denis Gril a rappelé quelques notions coraniques et notamment celle de l’appel et du rappel. La lecture du Coran est la voie spirituelle en Islam, l’attente même de Dieu. Chaque jour est le jour du rassemblement, de la rencontre avec Dieu
Autre notion fondamentale qu’a évoqué Denis Gril, la servitude. Le prophète (SAWA) apparaît comme le modèle par excellence, et par les récits symboliques tels que ceux des gens de la caverne, des deux jardins, de Moïse et Ghadir, et d’Alexandre, le Coran nourrit une extrême spiritualité. En conclusion, le Coran ramène l’homme à lui-même.
Hoceine Benkheira
4 , spécialiste du droit musulman s’est dit confronté à des difficultés de caractère intellectuel ou méthodologique et rappelle comment H. Corbin et d’autres auteurs ont insisté sur l’opposition entre les juristes et les mystique et les philosophes… Henri Corbin lui-même accusant les juristes d’être des adeptes du littéralisme. Comment dans ce contexte s’intéresser à la lecture juridique du Coran : ce que le Coran a dit, et ce que les musulmans en comprennent, et ce qu’on doit rechercher, le sens initial ou reproduire la compréhension qu’en ont eu les musulmans …. Il a surtout essayé de faire autant que cela était possible, de restituer les significations coraniques sur le plan légal dans la mesure où moi-même, j’arrivais à les cerner.
Mr Benkheira s’est interrogé sur l’existence d’une doctrine coranique, et son lien avec la doctrine défendue par les juristes musulmans d’alors et la loi islamique. Dans son article sur l’adultère, il illustre ses propos en distinguant deux périodes dans l’histoire de la législation coranique sur le sujet qui correspondent à deux groupes de versets coraniques dans la sourate les femmes du verset 15 au verset 25 et dans la sourate 24, la Lumière) se différenciant par le vocabulaire : dans l’un, le terme fâhisha est utilisé, dans l’autre, c’est le terme Zina. Dans le premier cas, l’adultère est un crime exclusivement féminin, dans le second cas, il est universel, un crime public…La législation coranique conclue-t-il doit être mise en rapport avec les idées qui circulaient dans le Moyen Orient de l’époque.
Au cours du débat, il a souvent été question de l’objectivité des travaux, de la diversité d’analyse des scientifiques qui ont participé à ce travail collectif, et Amir Moezzi, faisant fi des inquiétudes et des arguments qui pourraient surgir en raison du caractère délicat de l’initiative, a voulu plutôt faire confiance en la capacité des musulmans à envisager leur histoire et celle du Coran avec sérénité. Soulignant qu’il s’agissait d’un travail destiné à rendre plus accessible le Coran au grand public, il a souhaité en faire un outil de travail, forcément non exhaustif et incomplet, mais scientifiquement rigoureux et facilement lisible avec un inventaire de travaux sérieux et de références grâce à une large biographie. Pour s’en convaincre, consultons quelques unes des contributions et quelques uns des 28 auteurs, y compris son directeur, AMIR MOEZZI.
Les scientifiques qui ont collaboré au « Dictionnaire du Coran »
Au nombre de 28, ils sont connus pour leurs travaux en rapport avec l’Islam
Nous pouvons citer notamment :
Claude ADDAS, spécialiste de la mystique musulmane, auteur de : Ibn Arabi et le voyage sans retour, Paris le Seuil, 1996, et Ibn Arabi ou la quête du souffre rouge, Paris, Gallimard, 1989.
Mohammad ARKOUN, professeur émérité à la Sorbonne Nouvelle, spécialiste de la pensée islamique classique, auteur de : pour une critique de la raison islamique, Paris, Maisonneuve et Larose, 1984, et Lectures du Coran, Paris, Maisonneuve et Larose, 1982.
A rédigé les articles : Coran, sens coranique ; Parole, Raison ; Unité
Khashayar AZMOUDEH, docteur de l’Ecole pratique des Hautes études, spécialiste de la philosophie islamique. Il a été un des principaux contributeurs du Dictionnaire des Monothéismes, dirigé par Jacques Potin, et Valentine Zuber, Paris, Bayard, 2003.
Il a rédigé un article sur Zoroastre et le Zoroastrisme, entre autres.
Pierre LORY, directeur d’études à l’école pratique des hautes études spécialiste de la mystique et des sciences occultes islamiques, auteur de la Science des lettres en Islam, Paris, Devry, 2004, et Le rêve et ses interprétations en Islam, Paris, Albin Michel, 2003. Il a rédigé 25 articles dans l’ouvrage collectif : Aaron, Abraham, David, Elie, Exégèse mystique (avec Denis Gril), Ezéchiel, Folie, Imrân et sa famille ; Isaac et Ismaêl, Jean-Baptiste, Josué, Judas Iscariote, Madyan, Magie, Martyre, Moîse, Nemrod, Occident et Coran, Pèlerinage à la Mecque, Poésie, Qârun, Sciences occultes, Zacharie.
Yves PORTER, maître de conférences en art musulman à l’université de Provence, auteur de l’art de la céramique dans l’architecture musulmane, Paris, Flammarion, 2001, et de Peinture et arts du Livre, Essai de littérature technique indo-persane, Téhéran, IFRI, 1992
A collaboré dans cet ouvrage par la rédaction de 21 articles surtout sur l’art islamique mais aussi les écoles coraniques et enseignement
Eric GEOFFROY, maître de conférences d’études arabes et islamiques à l’université Marc Bloc de Strasbourg, spécialiste de la mystique musulmane. Auteur de « une voie soufie dans le monde : la Shâdhiliyya, Paris, Maisonneuve et Larose, 2006, et Initiation au soufisme, Paris, Fayard, 2003. Il a rédigé 22 articles : action de grâce ; archétype de l’écriture ; ascension céleste ; confiance en Dieu. Dhikr ; Dh^l-khif ; Eden ; Egypte ; Glorification de Dieu ; Jonas ; Khadir, le Verdoyant ; lumière et ténèbres ; maladie ; mystique ; psalmodie du Coran, musique et danse ; Rites, rituels ; Sakîna ; Ummî ; Vision et songe ; visite pieuse.
Eric CHAUMONT, chargé de recherches au CNRS, spécialiste du droit musulman, auteur de Abû l-Yusr al-Bazdawî : livre où repose la connaissance des preuves légales (avec Marie Bernand), Le Caire, Institut Français d’archéologie orientale, 2003, et de Al-Shaykh Abû Ishâq al Shirazi : le livre des rais illuminant la compréhension de la loi, Berkeley, Robbins collection of Ancient and religious Law, 1999. A surtout rédigé les articles en référence au droit mais aussi sur le voile.
François DEROCHE, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études, spécialiste de codicologie et d’épigraphie arabe…Parmi ses travaux les plus récents : le Coran, Paris, PUF, col. Que sais-je ?, 2005, et le Livre manuscrit arabe : préludes à une histoire, Paris, Bibliothèque nationale de France, 2004.
22 articles : Abraha et année le l’éléphant ; Äd ; Animaux ; Babylone ; Basmala ; Calendrier ; direction de la prière ; écriture ; Etudes occidentales sur le Coran ; Jérusalem ; Lecteurs du Coran ; Mahomet ; Manuscrits ; Recension coraniques ; Rédaction du Coran ; Sciences coraniques ; Scribes ; Sept Lectures ; Thamûd ; Traductions : Tribu, culture tribale.
Il faut aussi souligner l’article de Maryam SEBTI
5 sur la philosophie islamique, qui commence par définir l’objet de recherche de la philosophie islamique, aborde les différents sujets qui ont nourri les débats philosophiques comme celui de la création divine, ou encore l’étendue de la connaissance divine, et surtout la thématique de l’eschatologie (ensemble des doctrines concernant le sort de l’homme après sa mort et la fin du monde). Que les philosophes en terre d’Islam rejettent certaines assertions du texte sacré ou tentent d’en rendre raison rationnellement, il constitue l’une des sources majeures de leurs doctrines, conclue Meryem Sebti.
Signalons aussi l’article de Paul BALLENFAT
6sur la violence et non violence : dans le Coran, la violence concerne un grand nombre d’éléments extrêmement disparates quine correspondent pas exactement à ce que l’on entend aujourd’hui par ce terme… on ne peut pas s’attendre non plus à ce que la non violence soit mentionnée telle que nous la concevons, et encore moins élaborée en tant que doctrine politique… en revanche, on peut éventuellement considérer que certaines recommandations relèvent de pratiques non violentes… Par ailleurs, il convient de réserver le terme « violence » aux pratiques qui font usage de la force et de la contrainte (shidda, qahr, jabr)… pour l’islam la violence fait partie intégrante de l’existence. Celle-ci est le lieu d’une confrontation entre la reconnaissance de l’unicité divine et le rejet de cette croyance, ce que l’on peut catégoriser comme un conflit entre la foi (imân) et l’opposition à Dieu ou son voilement (Kufr)…. L’islam condamne par principe l’usage de la violence, mais dans la mesure où elle fait partie de la vie des hommes, la religion doit aussi pouvoir réguler et inclure ces pratiques dans sa morale, car sans règles la violence aurait libre cours… dans tous les cas, la violence ne saurait pour l’islam être un idéal : elle n’est qu’un moyen, et seule la paix est un but souhaitable…
Le thème exégèse retient notre attention, du fait de la contemporanéité du thème : ainsi, après une introduction à l’exégèse contemporaine, rédigée par MohyddinYAHIA
7, on peut lire de Denis Gril, un article sur l’expérience spirituelle du prophète ou encore l’exégèse mystique de Denis Gril « ….Une part importante du discours coranique tout particulièrement son expression métaphorique et symbolique comme les paraboles et les histoires prophétiques peut être considérée comme une propédeutique, c'est-à-dire un enseignement préparatoire destiné à ouvrir les sens et à mettre l’intelligence sur la voie de l’interprétation….
Meir BAR ASHER
8, rédige un article sur l’exégèse sunnite et chiite : ….Un principe fondamental de la tradition exégétique chiite est que les seuls interprètes légitimes du Coran sont les imâms, c’est –à-dire Ali, et ses descendants. Dans un hadith bien connu, cité aussi bien dans les sources sunnites que chiites, Mohammad est censé avoir dit : » l’un d’entre vous combattra pour l’herméneutique du Coran tout comme moi-même, j’ai combattu pour sa lettre, et cette personne c’est Ali b. Abi Tâlib » cette idée selon laquelle Ali et .les imâms de sa descendance sont présentés par le Prophète lui-même comme les seuls vrais interprètes du Coran est tirée également d’autres traditions, dont la plus célèbre est la « tradition des deux objets précieux » (hadith al thaqalayn), selon l’une des versions, il s’agit du Livre de Dieu et de la pratique du Prophète, d’autres versions, citées par les travaux sunnites et chiites, il s’agit du Coran et de la Famille du Prophète… » mais l’auteur de l’article cite le nom des commentateurs chiites et sunnite.
Il aurait encore fallu citer Geneviève GOBILLOT
9 , Daniel De Smet
10, Riadh ATLAGH
11, Michel CUYPERS
12 , Lahcen DAAIF
13 , Jean Louis DECLAIS
14, Morgan GUIRAUD
15 .
Note:
1 AMIR MOEZZI, Mohammad Ali, directeur d’études à l’EPHE, directeur-adjoint du Laboratoire d’Etudes sur les Monothéismes (Centre d’Etudes sur les Religions du Livre, équipe de recherche du Centre National de la Recherche Scientifique, auteur de nombreux ouvrages, notamment de : Le Guide divin dans le shi’isme originel. Aux sources de l’ésotérisme en Islam, Lagrasse, Verdier, 2ème édit, 2007, et la Religion discrète : croyances et pratiques spirituelles dans l’islam chiite, Paris, Vrin, 2006.
Voir les articles : Ali b.Abî Tâlib ; chiisme ; Famille de Mohammad : Musaylima ; Pierre noire ; Religion. Vocabulaire étranger et mots énigmatiques.
2 URVOY, Marie-Thérèse : professeur d’islamologie, d’histoire médiévale et d’arabe classique à l’université catholique de Toulouse. Auteur, notamment de « les mots de l’Islam (avec Dominique Urvoy), Toulouse, Presses universitaires du Mirail, 2004, et de Traité d’éthique de Yahyâ ibn Adi, Paris, Cariscript, 1991
Voir les articles : Annonce de Mohammad ; Apostasie ; Appel à l’Islam ; Butin ; Chrétiens, christianisme ; communauté ; dissimulation ; dogme ; Falsification ; Foi et infidélité ; Guerre et paix ; Hadith ; Impeccabilité : « Inimitabilité » du Coran ; Jésus ; Jeûne ; Juifs, judaïsme ; Maîtrise de soi ; Morale ; Prophètes, prophétologie ; Scrupule religieux ; Statuts ; Tolérance et intolérance ; versets de la purification ; Versets sataniques
3 GRIL, Denis : professeur d’études arabes et islamiques à l’université de Provence. Parmi ses travaux : Ibn Arabi : le dévoilement des effets du voyage, Nîmes, éditions de l’Eclat, 1996, et la Risâla de Safi al Din Ibn Abi Mansur : biographie des maitres essentiels , le Caire, IFAO, 1986 voir les articles : Bysance ; Byzantins ; Connaissance ; création ; émigration ; enfer ; eschatologie ; esprit saint ; être et non-être ; Heure (L’) ; Légendes du Passé ; Manifestation de Dieu ; Manne ; Non-arabe ; Nuit du Destin ; Omeyyades ; Prophétiser ; Repentir ; Royaume céleste ; Salut ; Sinaï ; Verbe créateur ; Zoroastre, Zoroastriens.
4 BENKHEIRA, Mohammad Hocine : directeur d’études à l’Ecole Pratique des hautes études, spécialiste du droit musulman. Parmi ses travaux : juguler l’animalité : Islam et interdits alimentaires, Paris, PUF, 2000, et l’Amour de la Loi, Paris, PUF, 1997. voir les articles : abattage rituel ; adoption ; adultère ; alimentation ; allaitement ; Baraka ; bête crevée ; califat et imâmat ; chasse et pêche ; chien ; commerce ; enceinte sacrée ; exégèse juridique ; homicide ; homosexualité ; interdits alimentaires ; mariage ; menstruation ; parenté, parents ; parenté de lait ; porc ; psalmodie ; sacrifice ; sang ; serments ; sexualité ; sodomie ; témoignage, profession de foi ; vol.
5 SEBRI, Meryem, chargée de recherches au CNRS, spécialiste de la philosophie islamique. Auteur entre autres, de Avicenne, l’âme humaine, Paris, Puf, 2000. Et ses articles dans le dictionnaire du coran sur : l’âme, l’amour, la certitude, la chasteté, le corps, l’épreuve.
6 BALLANFAT, Paul, maitre de conférences d’études turques et persanes à l’université de Jean Moulin de Lyon. Parmi ses ouvrages : Najm al din Kubrâ : la pratique du soufisme, Nîmes, édit de l’Eclat, 2002, et Ruzbehân : l’initinéraire des esprits, Paris, les Deux Océans, 2001
Voir les articles : allâh ; A’râf ; Bâton de Moîse ; Bête ; Cœur ; Corbeau ; Cri ; Demeure fréquentée ; Elisée : Génies ; Idoles, idolâtrie ; Jour du Jugement ; Ka’ba ; Ordalie ; Piliers de l’Islam ; prière canonique : Résurrection ; Signes de la fin des temps ; Trompette.
7 YAHIA, Mohyddin : professeur au Dâr al hadith al Hasaniyya, à Rabat (Maroc), spécialiste du droit et de la pensée musulmane classiques, auteur d’une thèse en impression sur « Shâfi’i et les deux sources de la loi islamique, a rédigé plusieurs articles dont : taxes islamiques, usure, noms divins, droits, éternité, science, signes, colère divine ; circonstances de la révélation, etc…
8 Meir Bar Asher, professeur à l’Université hébraique de Jérusalem, spécialiste des courants doctrinaux de l’Islam médiéval, auteur, entre autres, de : the Nusayrî-Alawî Religion (avec Aryesh Kofsky) Leyde, Brill, 2002, et de Scripture and Exegis in Early Imâmi Shî’ism, Leyde, Brill, 1999
9 Geneviève GOBILLOT, professeur de civilisation et histoire des idées arabo musulmanes à l’université Jean Moulin de Lyon. Auteur, entre autres, de Al Hakim al Tirmidhi : le livre des nuances ou de l’inexistence dela synonymie, Paris Geuthner, 2006, et de Conception originelle fitra, ses interprétations et fonctions chez les penseurs musulmans, le Caire, IFAO, 2000
10 Daniel de SMET, Directeur de recherche au CNRS et professeur de philosophie de langue arabe à l’institut supérieur de philosophie de l’Université catholique de Louvain (Belgique). Auteur, notamment, de « les Epitres sacrées des Druzes : Rasâ’il al –Hikma, Louvain, Peeters, 2007, 2 Vol. et de La quiétude de l’intellect. Néoplatonisme et gnose ismaélienne dans l’œuvre de Hamid al Din al-Kirmani, Louvain, Peeters, 1995.
11 ATLAGH, Riyadh, maitre de conférences à l’institut national des langues et civilisations orientales, il est notamment l’auteur de « le point et la ligne. Explication de la Basmala par la science des lettres, Bulletin d’études orientales, t.44, 1992, et de Paradoxe d’un mausolée, dans Mohammad Ali Amir Moezzi, Lieux d’Islam, Paris, Autrement, 2eme ed. 2005
12 CUYPERS, Michel, chercheur à l’Institut dominicain d’Etudes orientales du Caire, spécialiste de la réthorique sémitique et coranique. Il a écrit le festin une lecture de la sourate al-Mâ’ida, Paris, Lethielleux, 2007
13 DAAIF, Lahcen, chargé de conférences à l’EPEHE et chercheur associé au Laboratoire d’études sur les monothéismes, spécialiste de la pensée islamique classique et du droit musulman
14 DECLAIS Jean Louis, prêtre dominicain à Oran, bibliste et islamologue, auteur de un récit musulman sur Isaîe, Paris, le Cerf, 2001 et de David raconté par les musulmans, Paris, le Cerf, 1999
15 GUIRAUD, Morgan, ingénieur de recherches et responsable de la bibliothèque de la section des sciences religieuses de l’EPEHE, spécialiste de la philosophie et de la mystique de l’islam classique