La Commission nationale du 11ème Sommet de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) prévue les 13 et 14 mars prochains à Dakar, au Sénégal, a été installée samedi, en présence du ministre sénégalais des affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio.
Forte de 99 membres, cette commission est composée de membres du gouvernement, de l’Assemblée nationale, du Sénat, des familles religieuses, des confréries, des chercheurs, des artistes, de la société civile.
Entre autres thèmes, le sommet aura à l’ordre du jour, la révision de la charte de l’OCI, le renouveau de la coopération économique dans la Oummah, la science et la technologie, la place de la Femme et la place de l’Afrique dans la Oummah islamique.
En marge du sommet de nombreuses manifestations culturelles sont au programme de cette manifestation où sont attendus quelque 7 000 délégués.
En plus, il est prévu l’édition d’une brochure sur les grandes figures de l’Islam au Sénégal de même que l’exposition du plus vieil exemplaire du saint Coran que la Turquie prêtera au Sénégal.
« Le dixième sommet tenu en 2003 en Indonésie avait rassemblé 37 chefs d’Etat sur les 57 ; nous voulons faire mieux ou pas moins », a martelé M. Gadio. C’est la deuxième fois que le Sénégal va organiser le sommet de l’OCI après celui de 1991.
« Si le sommet échoue, ce sera l’échec de tout le Sénégal et non l’échec d’un parti politique ou d’un régime », a affirmé M. Gadio qui faisait allusion à la nécessité d’associer l’ensemble de la population, y compris les partis politiques de tous bords, à l’organisation de la rencontre de l’OCI.
Selon lui, les défis qui attendent le monde musulman sont entre autres la « défense de la cause palestinienne, la lutte contre l’Islamophobie, la promotion du dialogue islamo-chrétien, le combat contre la pauvreté, l’intensification de la coopération économique et le renforcement de la solidarité islamique pour le développement des pays de la Oummah».
Il a exprimé son souhait de voir le sommet de Dakar concrétiser « les mutations qu’exige le monde d’aujourd’hui, et au titre desquelles figure en bonne place la révision de la Charte de l’Organisation ».
Il faut, d’après le chef de la diplomatie sénégalaise, parvenir à « une réforme et à une modernisation de l’OCI ».
« Notre Organisation compte les pays des plus riches mais aussi les pays des plus pauvres ; il faut arriver à casser cette dichotomie. Il ne s’agit pas de nous donner de l’argent mais plutôt de mobiliser, d’activer et de valoriser toutes nos ressources à travers d’importants investissements dans nos pays », a soutenu M. Gadio.
Source: APA