Ils dénonçaient le retard accusé par la compagnie Cameroun Airlines (CAMAIR) chargé de les transporter vers les Lieux saints de l'islam.
«Nous sommes bloqués ici (à Douala) depuis trois jours. On nous avait dit que le vol pour Djeddah était prévu samedi dans la soirée, après on nous a dit que c'est pour lundi. Il est déjà lundi soir et on n'est toujours pas parti. On ne sait même pas quand on va partir», a déclaré Ousmane Idrissou, un des manifestants.
Les futurs pèlerins se plaignent également des conditions d'accueil à l'aéroport international de Douala.
«Nous sommes près de cinq cents personnes entassées dans la salle d'embarquement. Comment peut-on mettre des gens dans de telles conditions ? Nous en avons marre», a affirmé un manifestant.
La CAMAIR qui a l'exclusivité du transport des pèlerins, explique cette «situation déplorable» par une «une panne de roue» d'un Boeing 767 affrété depuis la Jordanie pour transporter les futurs pèlerins.
Les responsables de la compagnie avaient pourtant promis que la situation allait rentrer dans l'ordre ce lundi.
La CAMAIR, qui est engagée dans un processus de privatisation, manque d'aéronefs pour transporter en même temps tous les futurs pèlerins du pays.
Selon certains responsables de la CAMAIR cette année, 3100 personnes devraient quitter le Cameroun pour la Mecque, soit 800 pèlerins de plus qu'en 2006.
Ce n'est pas la première fois que les Camerounais candidats au Hadj sont confrontés aux problèmes de transport.
Le phénomène est récurrent depuis quelques années du fait du monopole accordé à la CAMAIR pour le transport des futurs pèlerins.
Source: afriquenligne