La Résidence Dar-Es-Salam, un immeuble de treize étages, situé au cœur de la ville sainte de Médine, à quelques mètres de la Grande Mosquée du Prophète Mohamad (Paix et Salut sur lui), est toujours grouillante de monde.
Dès qu’on franchit le hall, on est littéralement happés par une foule de pèlerins qui prend d’assaut les ascenseurs. Les Sénégalais partagent la résidence avec les Marocains. Chaque pays a droit a deux ascenseurs, un pour les hommes et un autre pour les femmes.
Dans ce pays, l’Arabie Saoudite, où règne la Charia (loi islamique), cette règle doit être appliquée scrupuleusement. Mais, avec ces centaines de personnes qui veulent accéder aux chambres, il est difficile de faire respecter scrupuleusement la directive.
Dehors, dans la ruelle qui sépare Dar-Es-Salam d’un autre hôtel, des commerçants et commerçantes saoudiens, indiens, sénégalais, maliens, ainsi que ceux d’autres nationalités, squattent la chaussée.
Ces « ambulants » ressemblent bien à leurs collègues de Sandaga. Dès qu’ils aperçoivent la silhouette d’un policier, ils se précipitent pour emmitoufler leur camelote dans un large morceau de tissu et se fondre dans les autres ruelles ceinturant la mosquée. Jeudi matin, un peu après 10 heures, lors de la visite du Commissaire général au pèlerinage, El Hadj Moustapha Guèye, la même ambiance régnait aux abords de Dar-Es-Salam.
Dès son arrivée, le Commissaire et son staff se sont rendus au sixième étage, précisément dans les chambres 602 D et 602 E.
Dans chacune de ces chambres, sont hébergés entre cinq et six pèlerins. Les lits sont disposés en diagonale ou en parallèle, selon les lieux. Des chambres assez vastes pour que les occupants ne se sentent pas à l’étroit, et munie chacune d’une toilette avec eau chaude et eau froide. M. Guèye fait les salutations d’usage et s’enquiert des conditions d’hébergement.
La chambre 602 D est occupée par six femmes.
A la chambre 603 F, cinq lits bien alignés sont occupés par cinq femmes d’un certain âge. Elles ont toutes la tête voilée et tiennent un chapelet à la main. Leur quotidien est fait de prières à la Grande Mosquée, tout près, et de visites de reconnaissance de la ville pour celles qui viennent pour la première fois en pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam.
Source: lesoleil