Les frontières terrestres de Djedda sont fermées à partir du mercredi 5 décembre à minuit. Cela veut dire que les prières qui sont prévues dans cette ville sainte se feront sans les quelques 7.000 pèlerins nigériens.
Le gouvernement, après avoir annoncé, le 23 novembre dernier, son intention de prendre la charge du volet transport de l’édition du Hadj 2007, est, on ne peut plus, dans une posture difficile.
Et pour cause, il n’arrive pas à mettre la main sur la compagnie pouvant acheminer les quelques 6 à 7.000 pèlerins Nigériens sur les Lieux Saints de l’Islam. Pourtant, des contacts ont été noués avec les compagnies ; mais ces contacts n’ont toujours pas abouti.
Devant cette cacophonie, le député Abdou Jariri a interpellé, le 30 novembre dernier, les ministres en charge du Hadj (celui des affaires religieuses et son homologue des transports) à travers des questions orales tendant à éclairer le parlement sur l’état d’avancement des préparatifs du pèlerinage. La cacophonie a atteint son point culminant avec la convocation par le ministre de 198 pèlerins pour les formalités de départ sans référer à la commission, le 3 décembre dernier.
Las d’attendre, les candidats au Hadj se sont retrouvés le 4 décembre au Ministère des Affaires religieuses pour, disent-ils, savoir ce qui se passe.
Car c’est le flou autour de la question. Personne ne veut parler. On ne sait pourquoi. Les nigériens, dans leur ensemble, ont le droit de savoir, car la frontière terrestre entre Djedda et Médine sera fermée le 5 décembre à minuit.
Alors s'imposera la destination de Médine sauf dérogation expresse. Il est tout de même surprenant que des mesures appropriées n’aient pas été prises malgré l’intention formulée depuis juin dernier par le gouvernement de prendre en main le volet transport à la suite de la communication du ministre du Hadj au conseil des ministres.
Source: planeteafrique